Une Mappe aux Trésors est un collage de tout ce que vous désirez avoir, être, devenir, et faire.
C’est une façon amusante de se concentrer sur nos
rêves/buts/priorités…et faire en sorte que tout se réalise.
Il s’agit de découper des images et des mots dans des magazines ou des vieux livres ; vous pouvez utiliser des cartes de souhait ou des photos ; vous pouvez même dessiner ou peindre…allez-y selon vos besoins.
La mise en scène
Voici mon couloir. J’ai peint la fausse brique en 1994 et depuis, plusieurs personnes se sont amusées à dessiner divers graffiti. C’est définitivement ce qu’on appellerait un work-in-progress.
J’ai collé six cartons ensemble – je veux une ÉNORME Mappe aux Trésors.
Piles de vieux magazines, ciseaux, colle, règle…tout est en place pour la recherche d’images.
Comme de raison, vous n’avez pas besoin d’une si grande surface ; vous pouvez tout aussi bien créer votre Mappe aux Trésors sur un seul carton genre poster, ou même dans un cahier de scrapbooking.
Peu importe ce que vous utilisez, l’important c’est de s’amuser.
Dans mon premier article – Le jour est venu – je vous ai raconté quelques bribes de mon passé, un passé teinté de noir plutôt que de rose. J’ai d’ailleurs frappé le fond en 1996 : de femme au travail, dépressive mais fonctionnelle, je suis passée à une folle sans boulot, recluse et agoraphobe. P’tite misère.
Maintenant – bonne nouvelle – tout ça est derrière moi. Depuis un an et demi, ragaillardie, je travaille très fort afin de rouler sur le highway de la liberté financière. Je suis en pleine forme physique et mentale (juré), je vis un bonheur exquis, toute ma famille est heureuse…alors tout ce qu’il me reste à faire, c’est de générer du cash.
Le pouvoir de la pensée
Je ne suis pas du genre à rester assise en pensant que tous mes désirs et tout ce dont je rêve vont miraculeusement tomber du ciel, malgré qu’à plusieurs reprises, la magie s’est opérée sans même que j’aie eu à lever le petit doigt. Mais depuis que j’ai pris connaissance du film The Secret (Le secret) et lu plusieurs livres sur la loi de l’attraction, je comprends à quel point nos pensées ont le pouvoir de nous aider à créer la vie que nous désirons, une vie remplie d’abondance de toutes sortes.
Par contre, plusieurs d’entre nous – et je me compte dans le tas – achètent DVD et livres sur la loi de l’attraction, les visionnent, les lisent, et les visionnent à nouveau, mais ne finissent jamais par mettre en pratique les enseignements qu’ils prodiguent. Alors ce que j’ai l’intention de faire dans les mois à venir, c’est justement de m’appliquer à mettre en pratique ces enseignements du mieux que je peux, tout en ayant du fun. Car il ne faut surtout pas oublier que le fun est une des clés du bonheur.
NOTE : Une fois que cette première expérience aura pris son air d’aller, je reviendrai vous en parler à intervalles réguliers. Tout ceci fait partie du Plan Suprême qui servira à créer de plus en plus de bonheur. Ne vous inquiétez surtout pas, nous reprendrons bientôt place dans la van pour voyager vers l’année 1921 afin d’assister aux excitants moments qui ont entouré la venue de Violette dans le monde des vivants.
Ceci dit, que le fun commence !
Amélioration des vibrations
Dans leur livre intitulé The Amazing Power of Deliberate Intent – Living the Art of Allowing, Esther et Jerry Hicks précisent que si les choses ne changent pas, ou si elles prennent tant de temps à changer, c’est parce que nous concentrons la plupart de notre attention sur ce-qui-est et trop peu d’attention sur ce-que-nous-aimerions-qui-soit.
Alors si c’est mon désir d’avoir plus d’argent mais qu’à chaque fois que je pense à l’argent je deviens inquiète ou frustrée, ce n’est pas bon. Je dois surveiller la qualité de mes émotions afin d’améliorer les vibrations entre mon désir d’avoir de l’argent et les pensées que j’associe à toute la question monétaire.
Le Wallet Process – ou processus du portefeuille
Ce jeu exige qu’on ait un billet de cent dollars. Déjà, la manière dont j’ai obtenu ce billet relève de la loi de l’attraction, car ce n’est pas dans mes habitudes de posséder une telle pièce dans mon portefeuille. Voici ce qui est arrivé.
Jeudi passé, en avant-midi, je lisais le fameux livre de Jerry et Esther tout en me prélassant dans un bain de bulles à l’huile d’olive. Lorsque je suis arrivée au chapitre sur le Wallet Process, j’ai décidé d’en tenter l’expérience ; je m’arrangerais bien pour trouver l’argent. Eh bien l’après-midi même, mon fils est passé après son travail pour me faire une de ses grosses caresses qui font tant de bien à mon cœur de mère…et me donner cinq billets de vingt dollars. Bon, j’avoue, il m’a donné cet argent pour que j’achète mon passeport – il se marie à Cuba en avril et me paye le voyage ainsi que toutes les dépenses afférentes – mais quand même, c’est une drôle de coïncidence.
Le lendemain, je me suis donc rendue à la banque échanger les cinq billets verts pour un beau billet brun.
Première étape : terminée !
Deuxième étape : je dois garder ce billet dans mon portefeuille en tout temps, partout où je vais, et noter les choses qu’il pourrait me procurer. Le truc, c’est de ressentir profondément le plaisir que j’aurais si j’achetais toutes les choses qui me tentent. Et c’est pourquoi je ne dois pas acheter le premier objet qui me tombe dans l’œil : je ne recevrais alors qu’une seule dose de vibrations de richesse. Tandis qu’en conservant ce billet dans mon portefeuille, je peux le dépenser – mentalement – vingt fois, trente fois par jour, et ressentir les vibrations de richesse qui viennent avec le fait de dépenser deux et trois mille dollars par jour. Ce qui va être pas mal le fun, merci.
Changer son point d’attraction
Chaque fois que je ressens le pouvoir que j’ai – là, dans mon portefeuille – d’acheter ceci ou faire cela, je me sens financièrement de plus en plus à l’aise. Mon point d’attraction change : je passe du sentiment de manque au sentiment d’abondance parce que j’ai vraiment les moyens de me procurer ceci ou cela, de faire ceci ou d’aller là. Aucune vibration négative ne vient déranger le flot d’énergie, je ne doute plus de mon pouvoir. Je ne me sens plus pauvre, je me sens riche.
Yes madame !
Tout ceci pour vous dire que dans les jours à venir, je vais me promener un peu partout et me payer – mentalement – tout ce dont j’aurai envie d’avoir ou de faire. Je traînerai mon appareil photo afin de documenter mes achats. Et comme j’ai le goût d’ajouter encore plus de bonnes énergies et de motivation à ce jeu, je vais fabriquer une nouvelle Mappe aux Trésors. C’est à suivre…
Et vous ?
Est-ce que vous pratiquez l’attraction ces temps-ci ?
Rock on !
Ce bout de show est un tantinet embrouillé, mais croyez-moi, il vaut la peine d’être visionné. Pay me my money down !
Il est passé onze heures et demi du soir, je suis encore en train d’écrire ce qui aurait dû être l’article d’aujourd’hui (l’expérience sur la loi de l’attraction), alors c’est évident qu’il ne sera pas publié avant minuit.
Ça m’apprendra à faire des promesses, aussi. Faut dire que j’ai passé pas mal trop de temps à m’entraîner dans le but de me sculpter un corps parfait en vue de mon voyage à Cayo Coco, au mois d’avril.
En tout cas, voici un p’tit dessin pour me faire pardonner…et vous mettre de bonne humeur pendant que vous attendez.
Que j’aime donc ça, des surprises.
Hier, j’en ai eu deux.
Première surprise
J’ai retrouvé un bon ami sur Facebook. Ce n’est pas que ça faisait des siècles qu’on ne s’était pas vu, c’est juste qu’on ne se voyait pas souvent ces derniers temps. Toujours est-il que cet ancien voisin de ruelle – je l’ai vu grandir, il était chum avec mon fils – est de retour à Montréal et que j’étais bien contente de reprendre contact avec lui.
Deuxième surprise
Après avoir échangé un paquet de messages sur Facebook – des nouvelles de nos familles respectives, ce qu’on faisait chacun de notre bord, les amours, la santé, alouette – voici que mon beau Éric me fait parvenir le dessin qui suit : il a pris mon cartoon d’Oza, lui a plié les bras, puis s’est dessiné à son côté, pour l’accompagner. Trop cool ! Le pire, c’est que j’avais oublié à quel point il dessine bien.
Je vous rappelle que si vous voulez vraiment embarquer dans mon trip, si vous avez un cœur d’enfant et que vous croyez encore à la magie, eh bien inscrivez-vous sur Facebooket allez ensuite vous joindre à mon groupe Road Trip Destination Bonheur. C’est là que vous verrez tous ceux qui font partie du voyage – on est une sacrée belle gang, des gens d’un peu partout sur la Terre. Même que mon cher ex-voisin de ruelle est présent dans la van…oh yeah.
Un dernier petit mot
À part son talent de dessinateur, Éric Goyette est aussi un excellent guitariste, bassiste et chanteur (rock et blues), de même qu’un artisan du bois (ébéniste diplômé, rien de moins). Et comme il revient habiter dans le coin, il se cherche du travail. Alors si jamais vous avez besoin de ses services, vous me le faites savoir en m’envoyant un message sur ma page contact. Merci !
Le Monde a beau être en guerre depuis plus de trois ans, la vie – elle – continue. Le 1er février, la Russie troque son calendrier julien contre le calendrier grégorien. Le 6 février, Gustav Klimt meurt. Le 19 mars, le Congrès américain adopte l’heure avancée de l’est – qui entrera en vigueur le 31 du même mois – et le 29 marque la naissance de Sam Walton, fondateur de Wal-Mart.
Le 6 avril – un samedi matin plutôt frisquet mais ensoleillé, avec quelques passages nuageux – Meldrude se résigne à faire face à la musique : après cinq mois, le bébé est collé pour rester, aussi bien l’accepter, que Votre volonté soit faite, bon Dieu de bon Dieu, elle est enceinte.
Installée à la table de cuisine où elle désosse avec ardeur les pattes de cochon pour le ragoût du souper, Meldrude coupe et poignarde la viande avec une furie renouvelée quand vient le moment d’annoncer la nouvelle à son mari. Théodore, craintif, silencieux, effacé, qui voit s’épaissir depuis quelques semaines la taille de sa femme, tousse un bon coup avant de quitter sa chaise berçante et passer le plus vite possible devant la table pour aller mettre une bûche dans le poêle.
Meldrude détache son attention de ses pattes de cochon le temps de lancer un regard dur, dégoûté, en direction de son mari, voulant à tout prix lui faire comprendre à quel point elle lui en veut pour ce maudit lundi soir (le 26 novembre 1917, elle s’en souviendra toujours) lorsqu’il est rentré complètement bourré d’avoir fêté la création de la Ligue nationale de hockey. Ce n’est pas l’état d’ébriété de son mari qui l’a dérangée. Non. C’est le fait qu’il lui ait demandé, avec son air de chien battu et ses yeux remplis de larmes, de lui accorder la faveur qu’elle s’évertuait à lui refuser depuis trop longtemps, elle le savait bien, depuis au moins six mois, si elle avait bonne mémoire. Meldrude, se sentant soudainement coupable, a fini par accomplir son devoir conjugal.
Le 2 mai, General Motors devient propriétaire de la Chevrolet Motor Company du Delaware. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, l’Empereur Nicolas II de Russie et sa famille sont exécutés à Iekaterinbourg. Le 18 juillet, Nelson Mandela vient au monde.
Quand arrive le mois d’août, la grippe espagnole est rendue au stade de pandémie ; on déplore des centaines de milliers de morts à travers la planète. Meldrude, déjà très dédaigneuse de nature pour tout ce qui est bibittes et microbes, a pris l’habitude de passer le plus clair de ses journées dans le bain, trempant dans de l’eau tiède à laquelle elle ajoute une demi-tasse de bicarbonate de soude, trois cuillères à soupe d’acide borique, un gros morceau de camphre, et une pinte d’eau bénite qu’elle se fait livrer, à raison de deux gallons par semaine, directement de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. C’est son cousin Armand, un cultivateur de la région, qui se rend la quérir pour elle, confiant ensuite la précieuse cargaison à son beau-frère, un employé des chemins de fer, qui a pour mission de l’acheminer à sa destinataire. Voici donc que le lundi 5 août, à 4 heures et 28 minutes de l’après-midi, Meldrude a sa première contraction, suivie immédiatement de l’expulsion du bébé qui s’échappe d’elle comme une truite d’un filet de pêche, et se met à nager, gluant et ensanglanté, entre ses jambes toutes tremblotantes.
Une fois le choc et l’horreur passés, Meldrude empoigne l’enfant – un garçon – et sort du bain en prenant soin de ne pas s’entortiller les pieds dans le cordon ombilical. Avant d’alerter son mari et ses autres rejetons, qui sont dehors à faire ce qu’ils font d’habitude à cette heure-là, elle n’en a aucune idée et elle s’en fout, Meldrude coupe le cordon, enroule le bébé dans une serviette, enfile sa robe de chambre, se poudre le nez, et décolle une à une les mèches de cheveux qui lui tapissent le front pour ensuite les sculpter, une à une toujours, en forme de jolies petites bouclettes bien serrées. N’en pouvant plus d’entendre l’enfant pleurer, elle abandonne l’idée de s’appliquer du fard à joues et empoigne à nouveau le marmot qu’elle trimballe dehors, au grand soleil de fin de journée, afin de crier du haut du balcon pour que tous les voisins l’entendent, « V’là ton gars, Théo. Monte vite t’en occuper ! »
Le 11 septembre, les Red Sox de Boston ont raison des Cubs de Chicago et remportent les Séries mondiales. Le 17 octobre, Margarita Carmen Cansino, mieux connue sous le nom de Rita Hayworth, voit le jour à Brooklyn, New York, la fille de Eduardo Cansino, danseur de flamenco, et de Volga Hayworth, une Ziegfeld girl. Puis c’est la bonne nouvelle, alors que le 11 novembre marque la fin de la Première Grande Guerre ; plus de 25 millions de personnes sont mortes de la grippe espagnole au cours des six derniers mois, soit presque deux fois le nombre de personnes décédées pendant la guerre.
L’année 1918 se termine un mardi.
P.S. : L’enfant s’appelle Edmond, en l’honneur de son arrière-grand-père, un éleveur de poules qu’on disait grand charmeur de même que minable voleur.