Archives pour août 2008

19 août 2008

Première pige

Classé dans bonheur, grande purge

Tout de suite en me réveillant, ce matin,
j’ai pensé à la Purge-Papier.

Et tout de suite, ça m’a fait sourire.
Je me suis sentie heureuse, excitée,
EN VIE !

Je n’ai pas perdu de temps sur internet ; j’ai déjeuné, je me suis préparé une tasse de thé vert, j’ai fait jouer « Nocturne » de Charlie Haden, et j’ai plongé dans mes affaires.

J’ai vu qu’il restait encore des documents sur une tablette.
Ils ont vite rejoint le reste du butin.

Le choix de la première pile à explorer a été facile. Hier, en vidant mes armoires, j’ai remarqué un paquet emballé dans du papier brun et marqué de l’année 2002. Bingo !

Et c’est comme ça que tout a commencé.
Je n’ai plus rien à ajouter.

Sauf…JE VOUS AIME :-)

18 août 2008

Purge-Papier / Lancement officiel

Classé dans grande purge

Je ne suis pas la seule qui attend, depuis 19 ans,
ce fameux événement qu’est la Purge-Papier.

Les gens du Conseil des arts du Canada ont
eux aussi été très patients.

En 1989, ils m’ont octroyé une bourse de 13,532 $ dans le cadre d’un programme dont je ne me souviens même plus du nom, programme qui permettait aux artistes de toutes disciplines de créer une oeuvre et de faire en sorte qu’elle soit diffusée. Dans mon cas, je devais écrire un livre — largement inspiré de ma propre vie — et m’arranger pour le faire publier.

Eh bien, inutile de vous dire à quel point j’ai frappé un étourdissant high débile lorsque j’ai reçu le coup de téléphone m’annonçant que je faisais partie des quelques privilégiés à travers le Canada à obtenir ce qu’ils avaient demandé. Ce qui, pour moi, s’élevait à une année de salaire (13,200 $) ; plus les frais de papeterie et cassettes d’encre pour mon imprimante ImageWriter (352 $) ; et sans oublier — encore plus important — que le jury du Conseil des arts me donnait leur vote de confiance, considérant que j’avais le talent et la détermination voulus pour réaliser le rêve de ma vie.

Une fois l’excitation passée,
j’ai paniqué.

J’ai totalement saboté mon rêve. Et c’est à peu près à ce moment-là que mon monde a commencé à prendre le fossé. Après une série d’événements tristes et parfois assez tragiques, le fossé s’est ouvert sous mes pieds et je suis tombée encore plus bas, de plus en plus bas, avant de frapper le fond aux alentours de 2003.

Tout en étant plongée dans cet enfer, j’essayais — année après année — d’écrire ce damné livre. Une fois que j’aurai épluché tout ce qui se trouve dans la pile que vous voyez là-haut, je gage que je vais me retrouver avec deux douzaines de manuscrits quasiment identiques les uns aux autres, retraçant chacun ma naissance et les cinq ou six premières années de ma vie. À une ou deux reprises, je me suis rendue à mon adolescence, et une seule fois, je me suis aventurée à relater ma rencontre avec celui qui devait devenir mon mari. Sauf qu’après avoir raconté notre mariage et la noce qui a suivi, je suis devenue triste et franchement dépressive. Vous le deviendrez sans doute, vous aussi, quand vous lirez tout ça. Malgré qu’on aura peut-être de quoi se tordre de rires si j’arrive à injecter l’histoire d’une bonne dose d’humour. Une maudite GROSSE dose.

Me voici donc très reconnaissante, en ce moment, de voir à quel point j’ai la volonté de mener ce projet à terme ; de sentir que je possède la stabilité emotionnelle et mentale me permettant de plonger dans cet amas de papiers et d’y faire mon chemin jusqu’au bout. Non seulement suis-je décidée, mais je suis aussi curieuse et emballée par le trip qui m’attend.

Ouais…je sais…on s’en reparle le mois prochain ou même la semaine prochaine, ha ha ha. Bof, je n’ai qu’à m’assurer d’avoir suffisamment de sommeil, de sortir et de marcher à tous les jours, de rencontrer des amis sur une base régulière, et de respirer profondément, méditer, et rester dans l’instant présent. Rester dans l’instant présent, c’est l’ingrédient secret qui fera de ma purge une expérience enrichissante, remplie de joie. Autrement dit, c’est ma garantie pour avoir du fun !

Alors c’est parti.
Souhaitez-moi
bonne chance :-)

P.S. : J’avais l’impression que la pile serait plus grosse.
Pourquoi est-ce que je m’attendais à un MONSTRE,
toutes ces années ?

17 août 2008

Avertissement

Classé dans grande purge

Étant donné la menace qui pèse sur moi,
je déclare solennellement que demain,
le 18 août 2008,
marquera le début de

LA GRANDE PURGE-PAPIER

J’attends ce jour depuis 1989.
YESSSSSS !!!

16 août 2008

58

Classé dans bonheur, vidéos

…et je n’ai pas fini de brasser !

JOYEUX ANNIVERSAIRE À MOI


15 août 2008

Méditation couac

Classé dans bonheur, paix & amour

Voici la cause de mon coup de poing au ventre d’hier

Le Compteur du Diable

Apparamment que j’aurais consommé un excédent d’électricité s’élevant à MILLE QUARANTE-NEUF dollars au cours des seuls mois d’avril et de mai, cette année. Ouais, comme si c’était possible.

Parce qu’il n’y a absolument rien qui a changé ni dans mon cinq pièces et demie, ni dans mes habitudes de vie, qui pourrait justifier une telle augmentation de ma consommation d’énergie :

  • j’habite seule (encore plus depuis la mort de Daisy, le 1er avril) ;
  • étant végétarienne et mangeant plus souvent qu’autrement mes aliments crus, je n’utilise à peu près jamais ma cuisinière ;
  • mon réfrigérateur est un 4.3 pieds cube ;
  • mon lavage se fait à l’eau froide ;
  • je n’ai pas l’air climatisé et même si je l’avais, ce n’est certainement pas en avril et en mai que je l’aurais utilisé étant donné que le temps commence à peine à se réchauffer ;
  • l’automne passé, j’ai changé toutes les ampoules de mon logement pour des ampoules fluocompactes qui m’ont coûté les yeux de la tête ;
  • et l’hiver, j’isole mes fenêtres avec du polythène, une corvée qui m’écoeure de plus en plus, d’année en année, mais à laquelle je me plie afin d’économiser argent et énergie.

Alors il est évident que c’est une erreur — ou bien la dame qui a vérifié mon compteur a inscrit les mauvais chiffres, ou bien le compteur est détraqué.

L’homme à qui j’ai parlé au téléphone — au Quartier général d’Hydro-Québec — a dit qu’il se pourrait que ce soit un voisin qui s’est branché à mon compteur et qui utilise ainsi mon électricité. Scénario totalement improbable, que je lui ai répondu. Ça fait vingt-six ans que j’habite ici, les gens dans la coop d’habitation sont mes amis, et je connais suffisamment bien les voisins pour jurer qu’aucun d’entre eux n’oserait même penser à faire un coup pareil.

Après que j’eus plaidé ma cause avec ferveur et éloquence, au lieu d’envoyer quelqu’un vérifier mon compteur, le monsieur m’a envoyé un formulaire que je devrai compléter, pour ensuite faire venir un électricien qui vérifiera mes circuits et mes appareils électro-ménagers et complètera à son tour une section du formulaire, formulaire qu’une fois en leur possession, les gens d’Hydro-Québec étudieront avec soin avant d’en arriver à la conclusion que le rapport présente suffisamment d’indices montrant que le problème ou l’erreur est de leur bord. Et finir par m’envoyer quelqu’un.

 

C’est à ce moment-là que j’ai pris une série de longues et profondes
respirations peace and love.

C’est à ce moment-là que j’ai pratiqué l’art d’être dans le moment présent : je n’ai pas paniqué, je ne me suis pas projetée dans le futur, je n’ai pas nourri la situation jusqu’à ce qu’elle dégénère en catastrophe du type je-ne-serai-jamais-capable-de-payer-ça-simonac- que-la-vie-est-injuste.

Marche marche marche !

Je suis vite sortie de chez moi, j’ai marché jusqu’à la bibliothèque, j’ai choisi quatre livres (dont trois bandes dessinées drôles), et je me suis réfugiée au bord du fleuve.

 

Là, cachée dans un de mes coins préférés,
je me suis assise et j’ai relaxé.

J’ai fait ce que j’appelle ma Méditation Couac où je contemple le va-et-vient de ces belles créatures et leur parle, en français et en canard, sans aucune attente de recevoir en retour un signe miraculeux ou une parole de sagesse.

Et je me suis rassurée, avec beaucoup d’amour,
que Tout va s’arranger.

Question du jour :
Pourquoi est-ce que je raconte des histoires de compteurs
et de canards au lieu de m’occuper de ma Purge-Papier ?

 

14 août 2008

Tout va s’arranger

Classé dans bonheur, dessins, spiritualité

Lorsqu’un problème surgit et vient déranger la normalité de ma petite vie, et que parfois il menace même de me coûter cher, de me coûter de l’argent que je n’ai pas ou que je ne peux vraiment pas dépenser parce que je suis financièrement désavantagée à ce stade-ci de mon karma, lorsqu’un problème surgit comme celui qui a surgi ce matin, je ne panique plus.

Je ne le nourris plus avec mes insécurités et mon sens du drame.

Je fais d’abord tout ce que je peux faire au moment où le problème me frappe — ce qui est exactement ce que j’ai fait ce matin — et ensuite je me grouille, je sors dehors, et je marche.

Marche marche marche.

Et un moment donné, soit avant, pendant, ou après ma marche,
je m’assois et je médite.

Pas longtemps.

Juste assez longtemps pour réaliser à quel point c’est bon d’être en vie, d’être bien, et d’avoir les capacités nécessaires pour me débrouiller avec le problème en question. Et je relaxe. Je me laisse planer jusqu’à ce que je ressente, au plus profond de mon âme, que tout est correct. Tout va s’arranger… je peux continuer à être heureuse.

J’ai eu une belle conversation avec
les canards, sur le bord du fleuve, aujourd’hui.
Je vous montre des photos demain, promis.

Question du jour :
Comment réagissez-vous face aux problèmes ?