Archives pour décembre 2008

24 décembre 2008

Joyeux Noël !

Classé dans audio/podcasts, dessins
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18 décembre 2008

l’échelle — un blogborygme

Classé dans blogborygmes, créativité

J’ai inventé le mot « blogborygme » dans
le but de combattre le perfectionnisme.

Inspiré du vrai mot « borborygme » — bruit produit par le déplacement des gaz dans l’intestin ou dans l’estomac — un blogborygme est un mélange de gribouillages et de griffonnages que j’exécute la plupart du temps dans mon lit, avant de m’endormir, mélange qui prend habituellement le chemin des poubelles dès mon réveil, le lendemain matin.

Sauf que depuis ma conversion à l’état de bum, j’ai décidé de laisser tomber mon Critique Intérieur et publier mes gargouillis nocturnes ou, comme j’aime les appeler avec affection, mes gaz cérébraux, sur mes blogues — en français et en anglais — à la vue de vous tous.

C’est ainsi que j’ai créé une toute nouvelle catégorie de billets : blogborygmes. Le premier gaz cérébral à avoir l’honneur de figurer à ce palmarès fut quelle belle journée !

Le blogborygme ci-dessus s’est échappé de moi vendredi passé.
Je l’appelle l’échelle.
Ouais.

La cogitation, c’est l’ennemi de
l’originalité dans l’art.

Martin Ritt

Voici un extrait du livre de Julia Cameron, Libérez votre créativité, où il est question de perfectionnisme :

Le perfectionnisme n’a rien à voir avec le fait de bien faire les choses. Cela n’a rien à voir avec le fait de remédier aux choses. Cela n’a rien à voir avec les normes. Le perfectionnisme, c’est le refus d’aller de l’avant. C’est une boucle — un système obsessionnel, fermé, débilitant qui vous arrête sur les détails, dans votre écriture, votre peinture, pour vous en faire perdre l’ensemble.

Au lieu de créer librement, permettant aux erreurs de devenir, par la suite, des visions intérieures, souvent nous nous acharnons à vouloir obtenir les détails justes. Nous corrigeons notre originalité dans une uniformité qui manque de passion et de spontanéité. « N’ayez pas peur des erreurs, nous dit Miles Davis. Rien n’est erreur. »

Le perfectionniste réécrit le vers d’un poème toujours et toujours — jusqu’à ce que plus aucun vers n’aille. Le perfectionniste retrace la ligne du menton d’un portrait jusqu’à ce que le papier se déchire. Le perfectionniste écrit tant de versions de la scène I qu’il n’arrive jamais à la fin de sa pièce. Le perfectionniste écrit, peint, crée avec un oeil sur son public. Au lieu d’avoir du plaisir à créer, le perfectionniste est constamment en train d’évaluer les résultats.

Le perfectionniste a épousé le côté logique du cerveau. Le critique règne en roi dans le ménage créatif du perfectionniste. Une descrip- tion brillante en prose est critiquée avec des gants blancs : « Mmm. Qu’est-ce que c’est que cette virgule ? Est-ce que cela s’écrit comme ça… ? »

Pour le perfectionniste, il n’y a pas de premiers essais, de croquis bruts, d’exercices d’échauffement. Chaque essai est prévu pour être final, parfait, serti.

Au milieu d’un projet, le perfectionniste décide de le relire dans sa totalité, d’en faire un compte-rendu et de voir où cela l’emmène.

Et où cela conduit-il ? Très tôt, nulle part !

Le perfectionniste n’est jamais satisfait ; il ne dit jamais : « C’est assez bien. Je pense que je vais continuer. » Pour lui, il y a toujours possibilité de faire mieux. Le perfectionniste appelle cela l’humilité. En réalité, c’est de l’égoïsme. C’est la fierté qui nous pousse à écrire un script parfait, à peindre une peinture parfaite, à réaliser un monologue d’audition parfait.

Le perfectionnisme, ce n’est pas une quête du meilleur. C’est la poursuite du pire de nous-même, cette partie en nous qui dit que rien de ce que nous faisons ne sera jamais assez bon, que nous devrions essayer à nouveau.

Non. Il ne le faut pas.

« Une peinture n’est jamais finie. Elle s’arrête simplement dans des lieux intéressants », dit Paul Gardner. Un livre n’est jamais fini. Mais à un certain point, vous arrêtez de l’écrire et vous passez à l’étape suivante. Un film n’est jamais coupé parfaitement mais, à un certain point, vous lâchez du lest et vous décidez qu’il est fini. C’est normal dans la créativité — laisser aller. Nous faisons toujours du mieux possible à la lumière de ce qu’il faut voir.

Ça ne veut pas dire que j’arrêterai tout effort de vous divertir avec des billets intéressants. Meuh non. C’est plutôt que je vais apprendre à me laisser aller, de temps en temps, au lieu de toujours vouloir performer. Et qui sait ce qui se cache derrière ces émanations de gaz cérébraux ? J’y découvrirai peut-être des messages venus de mon subconscient…

Vous ?
Êtes-vous aux prises avec
le démon de la perfection ?

12 décembre 2008

mèmons-nous les uns les autres

Classé dans n'importe quoi

Mon premier mème…
Youppi !

J’ai été tagguée par le charmant Rob Lee qui fut lui-même taggué par le non moins charmant Bob Goyetche — deux gars que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer à PodCamp Montréal en septembre dernier.

Voici la marche à suivre pour ce mème :

  • aller à la sixième page de notre compte Flickr
  • choisir la sixième photo sur cette page
  • publier cette photo sur notre blogue
  • tagguer six autres blogueurs

Eh bien, si vous vous rendez sur mon Flickr, vous verrez que je n’ai qu’une seule page de photos*. J’ai donc décidé de choisir la photo numéro douze, ce qui équivaut à deux fois six (songé… très songé) :

C’est ma chère Daisy — j’ai déjà parlé d’elle dans un billet, Daisy décide de décéder – Acte 1.

Ça me fait penser que je n’ai jamais publié l’Acte 2. Le voici en version abrégée : le lendemain, j’ai amené ma Daisy Mae chez le vétérinaire qui l’a euthanasiée. Oui, Daisy est morte dans mes bras. Et oui, elle me manque encore beaucoup. Mais je sais qu’elle a un fun noir à s’amuser avec tous les petits amis qui nous ont quittés pour « L’Autre Dimension ».

Maintenant, c’est le temps de tagguer six amis blogueurs (sept — un de plus pour la luck) qui, je l’espère, demeureront mes amis même si je les ai taggués. (Goyetche écrit que les mèmes sont l’équivalent moderne des chaînes de lettres — beurk !).

Les voici, en ordre alphabétique :

David Kemper (The DIGITAL Archive)

Jean-Philippe Murray (Lapin Blanc)

Ange Recchia (Buzzing With Ange)

Marilyn Robertson (From The Water’s Edge)

Kcrystina Stephen (Freshly Handmade Jewelry & Accessories)

Renée Wathelet (En direct des iles)

Gord Young (Gord’s Gold)

Je vous invite à visiter leurs blogues et à laisser un commentaire — dites que c’est moi qui vous envoie :-)

*Note aux gens du Futur : Mon Flickr compte sûrement plusieurs pages maintenant, alors essayez d’imaginer juste une page.