Archives pour la catégorie dessins

10 mars 2012

Samedi soir à Saint-Jovite

Classé dans bonheur, dessins

Ce soir,  j’avais un 5 à 7 chez Jack & Johnnie’s, à Saint-Jovite,
avec Diane, le premier grand amour de mon défunt frère André.

CHEERS, André !

RAVEN CROW CORNEILLE CORBEAU

En rentrant chez moi, j’ai tout de suite pensé à vous-autres.

Alors je passe vite-vite vous dire que j’vous aime, mais que j’ai besoin de me cacher encore un peu afin de mieux me retrouver (heille… ça vient de mon fond, ça, là là).

Pour vous dire aussi que tout va bien.
Que je suis de plus en plus heureuse.

Que j’ai même une laveuse
et une sécheuse.

Pis en plus, je me suis liée d’amitié avec une corneille géante qui se tient au centre du village, entre l’église et la librairie.

La vie est vraiment belle — merci, merci, merci.

Peace & Love & Rock’n'Roll
Mountain Mudd
xoxo

23 décembre 2011

C’est comme ça qu’ça s’passe dans l’temps des fêtes !

Classé dans dessins, famille, mon histoire

En tout cas, c’est comme ça qu’ça s’passe dans ma famille, à la fin des années 50, au 296 de la rue Manning, à Verdun.

Laissez-moi vous raconter…

JOYEUX NOEL ANNEES 50 296 MANNING VERDUN

Deux semaines avant Noël, mon père marchande notre sapin chez le vendeur qui, chaque décembre, installe son stand au coin des rues Richard et Verdun. Quand le monsieur — exaspéré — accepte enfin de soustraire 25 cents de la piastre qu’il s’obstinait à demander, mon frère Robert et moi — gênés — agrippons notre arbre et le traînons jusqu’à la maison.

Dans le hangar, mon père coupe la base du tronc bien droit à l’aide de son égoïne avant de le clouer à un bout de planche taillé en rond. Semant des aiguilles partout sur son passage, il transporte notre sapin du hangar à la cuisine, puis tout le long du couloir jusqu’au salon, et là, dans le coin près de la fenêtre, il érige le roi des forêts dans une chaudière qu’il bourre ensuite de charbon.

Petit à petit, les branches se déploient sous l’effet de la chaleur. Complètement dégelées, elles finissent par couvrir un bout du sofa et la moitié de la télévision : c’est mon signal pour décorer.

Je place chaque ornement avec minutie, sans me hâter, afin d’étirer le plaisir et de ne pas accrocher toutes les boules rouges du même côté. Les personnages de la crèche — leurs membres recollés avec du Cutex — sont disposés solennellement au pied de l’arbre sur du papier crêpé imitation roche de grotte. Dès que nos trois bas de laine, à mes frères et moi, sont épinglés aux rideaux de cretonne, j’éteins le plafonnier pour voir scintiller mon chef-d’oeuvre dans la lueur de la lampe torchère.

COURONNE DE NOEL 296 RUE MANNING VERDUN FIN ANNEES 50

Commence alors l’interminable attente.

14 longues journées à errer… à rêvasser…
à gigoter sur mon banc d’école.

14 longues soirées à errer… à rêvasser…
à regarder ma mère fabriquer des beignes,
des gâteaux, des cretons et des tourtières.

Et voici qu’arrive la veille de Noël — yesssss !

Fébriles dans nos pyjamas de flannelette, mes frères et moi assistons au rituel du Flacatoune.

Les bouteilles sont alignées sur la table de la cuisine. Mon père, son crâne chauve suant d’anticipation, vide des portions bien mesurées de Black Velvet, de Beefeater, de Québérac blanc et de Canada Dry dans une grosse cruche en verre surmontée d’un entonnoir. Dans un moment de silence solennel, il ajoute à cette mixture une cuillerée à thé de cassonnade avant de visser le bouchon, de brasser la potion, de déboucher la cruche, et de s’envoyer un premier verre derrière le gorgoton.

Se râclant la gorge avec approbation, il se paye un deuxième verre… un troisième… un quatrième… pour éventuellement — l’oeil vitreux et le teint cramoisi — nous interpréter Les fraises et les framboises sur son harmonica, après quoi nous nous couchons.

COURONNE DE NOEL 296 RUE MANNING VERDUN FIN ANNEES 50

C’est le matin de Noël que nous déballons nos cadeaux.

Je ne trouve jamais mon poney, mais j’ai toujours de belles surprises. Il y a bien sûr des camions Tonka pour mes frères, une boîte de chocolats Lowney’s pour ma mère, et de la lotion Aqua Velva pour mon père.

Dans l’après-midi, on fait du popcorn et on regarde le film Heidi à la télévision.

Shirley Temple… non, mais quelle voix ! Quel talent ! Et quelle émouvante performance lorsque, kidnappée par une vieille femme hideuse qui l’emmène dans une carriole tirée par un cheval endiablé, Shirley, hystérique, crie de sa voix stridente «Grandfather ! Grandfather !» à son grand-père qui court derrière — frisant l’apoplexie — dans un ultime effort pour sauver l’enfant qu’il a tant détesté au début du film.

Les larmes me montent aux yeux.

Mais je me rends vite compte que je suis la seule dans le salon à être émue de la sorte. Mes frères ont préféré retourner jouer dans leur chambre ; mon père ronfle dans son fauteuil, un verre vide dans la main gauche, une cigarette éteinte dans l’autre ; et ma mère, sifflant allègrement, s’active à son poste pour réchauffer patates, dinde et petits pois de la veille.

Ce ne sera pas long qu’on va manger et se coucher.
À ma grande déception, la magie s’est déjà envolée.

Joyeux Noël !

 COURONNE DE NOEL 296 RUE MANNING VERDUN FIN ANNEES 50

Paix & Amour

22 mars 2011

Piquée par la splendeur d’une pensée soudaine

Classé dans citations, dessins

PIQUEE PAR LA SPLENDEUR D'UNE PENSEE SOUDAINE

«Piqué(e) par la splendeur
d’une pensée soudaine.»

Robert Browning

Citation originale :
«Stung by the splendour
of a sudden thought.»

vagues et poisson dessin

19 mars 2011

Ne manque pas le Bus du Bonheur

LE BUS DU BONHEUR

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AUTOROUTE DU BONHEUR

27 février 2011

FLASHBACK 2010 – deuxième partie

Voici une autre tranche de mes Meilleurs Moments de 2010, mais sans la série de liens et les ennuyeux détails qui ont allourdi la première partie. Ouf!

MOM WITH KIDS IN PARK MAMAN AVEC ENFANTS AU PARC

AVRIL

Notre coop d’habitation subit un nettoyage de ses conduits de ventilation, et mon fils Vincent a 31 ans (récit de sa naissance / poème de la sage-femme).

MAI

Pendant que mon fils Sébastien et sa douce sont en Jamaïque, je passe 10 jours chez eux avec Justin, le plus jeune de leur fils, et Molly, leur Golden Retriever.

HAVE A NICE DAY aquarelle by Philip Henry

Le cadeau qu’ils m’ont rapporté — « HAVE A NICE DAY »

PHILIP HENRY artiste Jamaïque

L’artiste qui l’a créé — Philip Henry.

Ma belle-fille m’a dit que ce dessin lui a fait penser à ceux que je dessine. Coooooooool.

De retour chez moi, je donne à mon balcon son makeover printannier.

JUIN

Ma mammographie ne montre rien d’alarmant…
mon petit-fils Justin a 4 ans…

APPLE STORE MONTREAL

et j’achète mon MacBook Pro…
ho ho ho!

JUILLET

Le plus vieux de mes petits-fils a 8 ans ; je reçois un nouveau MacBook Pro parce que l’autre était un citron (O le drame et les multiples visites au Apple Store!) ; et mon frère m’envoie des cartes postales de Rouen, en France, où naquit notre ancêtre, René de LaVoye (elles seront bientôt ajoutées à ma collection CARTES POSTALES DE BOBBY BABY).

Jusque là — à part l’épisode du Mac — l’année fut plutôt calme.
À suivre!

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4 septembre 2010

Chili

Classé dans dessins, paix & amour

Aujourd’hui, ici à Montréal, nous venons de sortir
d’une vague de chaleur qui a brisé des records.

chili mineurs prisonniers dessin

Il y a environ une heure, j’ai remarqué à quel point ça faisait du bien de respirer ce que je considère comme étant de l’air «froid» — à 19 degrés Celsius (66 F) — quand on les compare aux 40 degrés Celsius (104 F) d’hier, facteur humidex inclus.

Et aussitôt, j’ai pensé
aux mineurs, au Chili.

hommes transportant echelle dessin