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26 novembre 2011
Toujours est-il que ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit et voici que Ray Bradbury me disait, dans son « Zen in the Art of Writing », You must stay drunk on writing so reality cannot destroy you.
Alors c’est ce matin que moi pis ma Waterman, on a choisi de reprendre notre rituel des Pages du matin.
Il était temps…

QUESTION : Qu’est-ce qu’une fille fait, un vendredi soir, lorsqu’elle n’a ni télé ni internet, et que la radio se limite à la première chaîne de Radio-Canada, à CBC Radio One, et à CIME FM (l’antithèse de CHOM) ?
RÉPONSE : Elle plante des clous de girofle dans des oranges en écoutant sa collection de vieux cd.
Après cet exercice d’artisannat, elle s’écrase dans son sofa, avec du popcorn et du jus de raisin, pour regarder Christmas in Connecticut, un DVD à 4 piastres et 99 cents qu’elle a découvert au fond d’un présentoir, à l’entrée du Canadian Tire, alors qu’elle était à la recherche d’une brosse à récurer la cuvette de sa toilette, un film, disais-je, en noir et blanc, circa 1945, mettant en vedette Barbara Stanwyck et le beau Dennis Morgan.
Voilà.
C’est ce que j’ai fait hier soir.
Parce que depuis le 2 novembre, j’habite à Mont-Tremblant / St-Jovite, et que je ne suis branchée ni à Cogeco ni à Sirius ni à quoi que ce soit de hautement technologique. Je ne sais d’ailleurs pas si je vais finir par me brancher au 21ième siècle, un moment donné, mais ce que je sais, c’est que je n’ai pas peur de 2012. Pas peur pantoute d’la fin du monde. Ma fin du monde, je l’ai vécue cette année. Et j’ai même pas le goût d’en parler.
Pour l’instant, je prends ça cool. Je prends ça relax.
Je prends ça comme ça vient.
Voyez-vous, j’ai décidé — enfin — que dorénavant, tout irait bien.
La vie est belle.
Oh yeah !
P.S. : Merci à Van Houtte pour la connexion internet.
P.P.S. : Ça sent le clou de girofle en maudit, aujourd’hui, dans mon p’tit un-et-demi. Une chance que je n’ai pas décoré le sac d’oranges au complet. Ouf…
P.P.P.S. : Merci de lire mes histoires après tous ces mois d’absence. Si ça vous tente, laissez un commentaire pour me donner de vos nouvelles.
J’VOUS AIME
24 mars 2011
Ça se passait hier soir, au bar Le Verre Bouteille. Le lancement du livre tant attendu de Sandra Doyon, Je vous écris de mon camion.

J’y suis allée avec ma grande amie Céline. En roulant sur la rue Mont-Royal, nous étions toutes les deux aux aguets : il était question que le fameux camion fasse partie des célébrations. Nous l’avons vite repéré de loin, un gros truck chromé de partout qui marquait fièrement l’emplacement de l’événement.
Le bar était plein. Après avoir salué les amis reconnus par-ci par-là dans la foule, Céline et moi avons acheté nos exemplaires pour ensuite prendre place dans la file des fans qui attendaient une dédicace.

Je connais Sandra depuis janvier 2009. Nous nous sommes rencontrées lors d’un YULblog, le premier auquel j’assistais. Depuis, je suis ses aventures sur Facebook et sur son blogue, a little bit envieuse de ses road trips sans fin. Merci pour la belle dédicace, Sandra! Sauf qu’une fois rendue chez moi, j’ai remarqué que tu avais oublié de signer ton nom. Ouin, moi qui pensais faire une p’tite fortune sur eBay…

Cet après-midi, installée à ma table préférée chez Tim Hortons, j’ai entamé la lecture de ces histoires de route qui me font tant rêver. En attendant de partir à mon tour sillonner les highways de l’Amérique, j’ai pu imaginer que je buvais mon café dans un truck stop du Montana.
Cré Sandra — YOU ROCK, GIRL!

26 mai 2010
La semaine passée — du 14 au 23 mai — j’ai tenu compagnie à mes petits-fils et leur jeune chienne Molly pendant que leurs parents (mon fils et ma belle-fille) étaient partis s’amuser en Jamaïque. Ya mon!
J’avais apporté quelques livres afin d’occuper mes soirées, parmi ceux-ci La renarde et le mal peigné – Fragments de correspondance amoureuse 1962-1993.

Il s’agit de lettres retrouvées dans les archives privées de Pauline Julien et Gérald Godin, deux icônes qui ont marqué l’histoire culturelle et politique du Québec.
Voici deux extraits qui m’ont particulièrement touchée :
Trois-Rivières, le 20 quelque chose août 1962
Ma soeur, mon âme, mon destin, mon noyau
Voilà que la peur te prend, engagée dans tant de routes à la fois. Ici c’est l’automne et mon égoïste coeur de jeune homme léger pense à l’automne qui vient. Le ciel est plein d’étoiles ce soir, car je t’écris ce soir et non cet après-midi comme je te l’ai dit au téléphone. Je porte longtemps cette lettre en moi avant de l’écrire.
Tu as peur, et moi je m’efforce de n’avoir pas peur, de ne pas me laisser emporter par la peur, de ne pas être balayé par tes impulsions, de rester moi-même devant ta force ou la force de tes sentiments, et la force de nos sentiments, au bout du compte. Depuis le début, d’ailleurs, je n’ai pas reculé, c’est toi qui as avancé, sauf peut-être pour cette fin de semaine dernière où j’ai senti quelque chose que je sens encore mais que je maîtrise et dont j’ai peur qu’il ne porte atteinte à mon être menacé.
Car je ne veux pas aller à Montréal pour te faire plaisir et à mon détriment. Je veux aller à Montréal parce que je veux te voir. Et même si je songe par exemple à aller te voir dans deux jours, si tu me le demandes avec insistance, je vais me sentir forcé et j’irai malheureux. Ne m’en veux pas. Je suis comme ça et ça ne change rien à mes sentiments pour toi.
Pourquoi t’ai-je aimée tout à coup? Je ne sais pas au juste, mais je t’en prie ne deviens pas égoïste, sous prétexte que je t’aime, ne va pas m’astreindre, tu comprends. Je te dis ça avec tendresse, comme si nous étions au lit tôt le matin assistant au réveil de la rue Saint-Marc. Vous êtes le feu, je suis peut-être le bois qui a un peu peur de vous. Il faut tellement tout embrasser de la vie, ne pas se buter sur une seule chose, c’est le secret de la paix et c’est cette paix que je veux vous donner, plus que tout le reste, car je passerai et cela restera, car les êtres passent et les sentiments restent.
Je ne veux pas ne faire que passer, c’est évident, mais cette paix que j’ai, je crois, acquise est fragile, c’est sa marque. Je la veux conserver et vous amener à la même. En voiture, l’autre jour, en partant de chez vous, vous n’aviez pas la paix et pourtant j’étais là, comme quoi la paix est intérieure et ne tient pas à un ou des autres.
Mais peut-être cette paix sera-t-elle une trahison de votre tempérament. Même si je ne le crois pas au fond. Je pense par exemple à vendredi soir dernier, je devais avec vous aller voir Richard III et j’avais peur, vraiment peur de vous annoncer que je ne pourrais y être. À ma grande surprise, vous avez réagi comme si de rien n’était. Vous m’avez semblé comprendre et ne pas insister. Quand vous insistez, j’ai une mauvaise peur, non pas la bonne peur que donne un amour qui vient au monde, mais la mauvaise, celle qui me réduit.
Ici, le déménagement recommence. Je remets pour la centième fois, ce me semble, mes livres dans leurs caisses, j’en ai assez, je voudrais m’établir quelque part jusqu’à la fin de mes jours, me caler confortablement quelque part et de là lancer quelques fusées de par le monde. Mais peut-être faut-il un «milieu» pour lancer des fusées, peut-être faut-il être à l’heure qu’il faut, parler de ce qu’il faut, suivre un mouvement quelconque, auquel cas mes fusées m’exploseront au visage, tout simplement, comme les excellents poèmes de Clément Marchand que je découvre et toutes leurs beautés ont pourri sur place et lui avec, malgré tout, malgré qu’il était jeune comme moi, qu’il a obtenu le prix David, etc. Ça me fait un peu peur cela aussi, et aussi l’automne qui sera froid et aussi vous qui de temps en temps vous conduisez mal, êtes, pour reprendre l’expression de je ne sais plus quand, «tristement conne».
Mais je vous aime quand vous êtes une adulte et ne reconnais plus quand vous me faites croire à moi-même que je suis une espèce de monstre sans-coeur quand j’ai peur de vous faire de la peine et que je force ma vie dans un sens qui me plairait peut-être s’il m’était naturel et me serait peut-être naturel si on ne m’y forçait pas. Tout ceci et je conclus peut-être n’irai-je pas vous voir jeudi. Je dois retrouver ma paix. Je dois être seul quelques heures.
Je vous embrasse, je m’ennuie de vous.
Soyez heureuse et paisible.
Je t’aime presque tout à fait.
Gérald

Octobre 1962
Cette espèce de cure de silence et un peu d’éloignement où vous semblez vouloir vous plonger, que je comprends mais que j’avoue avoir grand-peine à respecter… Chaque particule d’air me souffle votre nom, et chaque mot ou note qui sort de ma bouche à l’instar de tous a votre nom comme palier de départ.
C’est idiot — d’ailleurs je ne sais plus rien — d’ailleurs s’agit-il de penser ou d’agir — depuis des huitaines de jours mon travail — c’est-à-dire je me sens vide dans mon travail.
Bref comme imperceptiblement nous changeons — et si violemment que j’en reste bouche bée.
Au hasard je viens de relire probablement la plus belle lettre que vous m’avez écrite (peut-être sont-elles belles toutes). Je veux m’étonner, m’arrêter pour le moment devant celle-ci seule, qui est datée du 20 quelque chose août — qui se termine
Je vous embrasse
Je m’ennuie de vous
Soyez heureuse et paisible
Je t’aime presque tout à fait
Gérald
Je ne sais pas trop ce que je vais te dire encore — en relisant cette lettre. Je pense à nos colères, nos réconciliations, à mes peurs — suivies des compréhensions — à ces tas de choses auxquelles je voudrais participer avec toi — et puis ce temps qui m’échappe, qui éloigne — cette profondeur qui semble s’être installée en nous… Et puis tout à coup, un mot, une insistance, incontrôlable — mais lucide — et nous voilà chacun à notre pôle. Tu me dis «ma paix acquise et fragile, que je veux conserver — mais vous amenez à la même».
Le pire des «péchés de l’amour» est sûrement celui d’enlever la liberté, d’astreindre. Mais à quoi, je ne dirai pas sommes-nous!! Mais suis-je soumise à une entente exceptionnelle! Mais qui exclut les sources de joie du côte à côte. Je t’explique mal — je voulais simplement te dire mon étonnement devant cette lettre légère, lucide, amoureuse — presque neuf mois d’écoulés. Il me semble qu’il y a beaucoup de courage, des lâchetés — et du courage encore. Mais là, je ne sais plus. Il me semble que pour un long temps, des semaines, des heures, des secondes, il sera impossible de désirer quelque chose — d’oser vous proposer un geste.
Loin et près — les alternances ne sont pas assez régulières.
J’ai eu probablement trop de désirs.
Fleur forte ou fragile.
Vos notions de l’amour sont si uniques.
Est-ce que vous aimeriez que l’on vous perde de vue?
Frère, âme noyau destin.
Et source qui me fait fontaine
douce, murmurante fondue en toi.
Porte-toi bien, beau navire.
Encore un peu Moi.
Pauline

Retrouvez-les en entrevue avec Robert Guy Scully :
Gérald et Pauline unis dans l’engagement.

15 août 2009
En juin dernier, je vous ai annoncé mon but :
je veux vivre jusqu’à 133 ans — MINIMUM!
Depuis ce fameux billet, je récite le mantra anti-âge de Deepak Chopra non seulement dès mon réveil le matin et juste avant de m’endormir le soir, mais aussi à plusieurs reprises tout au long de la journée, que ce soit en marchant, en relaxant, sous la douche, ou sur le trône.

Maintenant que mon cerveau est convaincu que j’ai 49 ans, je suis prête pour la prochaine étape : percevoir mon corps non pas comme un objet matériel fixe, mais plutôt comme un agrégat de conscience souple et dynamique.
Allons-y gaiement…

Dans Vivre en rajeunissant – Guide de jeunesse et de longévité, Chopra explique que pour mieux ressentir la véritable nature de votre corps et pour inverser le processus de vieillissement, vous devez utiliser les mots énergie, transformation et intelligence, et en faire des mantras qui vont enraciner votre nouvelle interprétation. Percevoir votre corps comme un champ d’énergie inépuisable en perpétuelle transformation et comme une expression physique de pure intelligence modifiera l’idée que vous vous en faites, et ces nouvelles croyances produiront les modifications biologiques désirées.
Tout d’abord, pratiquez-vous à visualiser votre corps
sur le plan quantique– utilisez cette illustration.
Une fois que vous avez l’image bien en tête, effectuez consciemment une respiration profonde (faites ceci plusieurs fois par jour), fermez les yeux, et répétez mentalement le mot énergie tout en visualisant votre corps énergétique… votre corps de lumière.

De même, lorsque vous ingérez consciemment des aliments, répétez mentalement le mot transformation en visualisant votre corps de lumière en train de se transformer.

Finalement, chaque fois que vous avalez une gorgée d’eau, répétez silencieusement le mot intelligence, et visualisez votre corps de lumière fluide et mouvant.

Il est dit que si vous répétez ce rituel quand vous respirez, mangez et buvez, vous déclencherez un processus qui modifiera votre perception et vous fera découvrir, au-delà de sa forme matérielle, l’aspect subtil de votre corps.
Extrait du livre :
Comment activer l’énergie (prana)
Votre énergie vitale anime à la fois votre corps et votre esprit. Tout au long de la journée, répétez-vous le mot énergie et sentez cette force vivifiante rajeunir chaque cellule, chaque tissu et chaque organe de votre corps.
Pensez «énergie» chaque fois que vous :
- marchez dans un jardin ;
- sortez de l’intérieur à l’extérieur ;
- pratiquez des exercices respiratoires.
Comment activer la transformation (tejas)
La force transformatrice fondamentale est le feu primordial de la vie. Tout au long de la journée, répétez mentalement le mot transformation pour stimuler le processus transformateur qui convertit constamment l’énergie d’une forme à une autre.
Pensez «transformation» chaque fois que vous :
- ingérez une bouchée de nourriture ;
- sentez le soleil sur votre corps ;
- contemplez les étoiles la nuit.
Comment activer l’intelligence (ojas)
Quand l’intelligence est abondante et circule librement dans votre corps, tous vos systèmes physiologiques — cardio-vasculaire, digestif, neurologique, hormonal et immunitaire — fonctionnent parfaitement bien. Tout au long de la journée, répétez mentalement le mot intelligence pour activer la nutrition de chaque cellule de votre corps.
Pensez «intelligence» chaque fois que vous :
- prenez une gorgée d’eau ;
- marchez le long d’un plan d’eau naturel ;
- buvez des jus de fruits frais ou d’autres boissons saines.
Chaque fois que vous pratiquez une activité rythmique — marche, jogging, natation, cyclisme, ou musculation –, répétez silencieusement «énergie, transformation, intelligence… énergie, transformation, intelligence… » ou «prana, tejas, ojas… prana, tejas, ojas… » en concentrant toute votre attention sur votre corps.
Au bout de quelque temps, la manière dont vous le percevez changera car vos sensations se seront modifiées.
Vous pensez peut-être que ces affirmations et ces visualisations vont accaparer tout votre temps. Pas du tout! Ça devient vite une habitude le fun — du moins, ce l’est vite devenu pour moi.
Il y a aussi un autre avantage à ces rituels : plus je remplis ma tête d’images et d’affirmations sur le rajeunissement, la santé et la forme, moins il y reste de place pour les pensées négatives.
Allez… essayez.
Dites-le avec moi…
À chaque instant sur tous les plans,
j’améliore mes facultés mentales et physiques.
Mon biostat est fixé sur ___ ans.
C’est l’âge que je parais
et celui que je ressens.
Je diminue mon âge biologique
en modifiant ma perception du temps,
du corps et du vieillissement.
Hola… mais vous avez l’air plus jeune déjà!

11 juin 2009
En 1991, à la veille de mes 41 ans,
j’ai décidé que j’allais vivre
jusqu’à 133… MINIMUM.
Un 133 ans pétant de santé,
dans ma tête, dans mon corps,
et dans mon âme.
En plus d’être végétarienne, de manger santé, de faire beaucoup d’exercice et de rire tout au long de la journée, j’ai pensé qu’ajouter une touche de Loi d’attraction à ma routine quotidienne contribuerait à me garder en forme pour les 74 prochaines années.
Avant de poursuivre, il faut que je vous dise : ça fait longtemps que j’ai la face ravagée.
C’est la faute à la vie rock’n'roll que j’ai menée, la dépression qui m’a usée, au soleil que j’ai trop aimé, et à ma défunte mère qui m’a transmis son foutu stock de gènes fripés. Yé.
En ce moment, ce sont les rides autour de ma bouche qui me dérangent le plus. Mais dans pas grand temps, elles se fondront aux rides qui me tailladent le portrait, du front jusqu’au menton.
Autre chose qui me donne l’air plus vieille : mes cheveux.
J’ai eu mon premier cheveux gris à l’âge de 12 ans. À 28, j’avais une crinière sel et poivre. Ces temps-ci, je porte une moppe quasiment toute grise… un gris très pâle (voir photos).
En 2006, ennuyée par ma tignasse poussiéreuse qui, à l’époque, me balayait le dos jusque sous les omoplates, je l’ai fait teindre un beau brun doré. Deux semaines plus tard, réalisant que la vilaine repousse s’acharnerait à gâcher mon look, j’ai acheté un clipper et j’ai tout rasé.
En septembre 2008, sous l’emprise d’une autre crise capillaire, je me suis fait faire des mèches couleur prune. Après avoir répété le processus au mois de décembre et une fois de plus en mars dernier, j’ai choisi de tout laisser tomber et de m’habituer à mon look naturel. Au lieu de repasser sous le clipper, j’attends patiemment que les couettes mauves se fanent et disparaissent.
Donc lorsque j’affirme vouloir vivre jusqu’à 133 ans,
l’esthétique n’est évidemment pas ma priorité.
Dorénavant, ma santé mentale et physique, ma force, mon endurance, ma flexibilité et mon humour-source-de-bonheur sont les points sur lesquels je focalise mon attention afin de garder la meilleure forme possible.
C’est ici que Deepak entre en jeu…
Selon les enseignements de Chopra dans son livre Vivre en rajeunissant – Guide de jeunesse et de longévité, ce que nous croyons être l’expérience normale de vieillissement du corps est conditionnée par nos pensées et notre attitude face au vieillissement.
En changeant mes habitudes de
pensée et de comportement,
je peux modifier l’expérience de
mon corps et de son vieillissement.
Extrait :
LE RÉGLAGE DE VOTRE BIOSTAT
Fermez les yeux. Prenez conscience de votre respiration et relâchez toutes les tensions de votre corps.
Puis repensez aux quinze dernières années
et choisissez l’âge que vous aimeriez avoir
sur le plan biologique.
(Note : J’aurai 59 cette année, alors j’ai choisi 49.)
Ce qui veut dire que vous aimeriez avoir la santé et les facultés physiques et mentales d’une personne de cet âge, que vous voudriez que vos biomarqueurs lui correspondent, et que vous préféreriez paraître cet âge et avoir l’impression de l’avoir.
Cet âge devient votre biostat — une sorte de réglage que vous effectuez dans votre conscience.
De même qu’un thermostat règle la température d’une pièce, votre biostat va orchestrer votre psychologie et votre biologie autour de l’âge que vous avez choisi, ce qui va se réaliser grâce aux mécanismes suivants :
- Votre intention de maintenir le réglage du biostat que vous avez choisi va directement influer sur l’énergie, la transformation et l’intelligence de votre organisme. Elle agit sur votre biochimie grâce à sa puissance formatrice infinie, illustrant ainsi le principe téléologique selon lequel le résultat souhaité régit les mécanismes biologiques qui vont permettre sa réalisation.
- Garder ce biostat en tête va influencer votre pensée, votre humeur et votre comportement et va renforcer votre intention de maintenir ce nouveau réglage de votre biologie. Quand vous l’aurez choisi, nous vous conseillons de vous le remémorer cinq fois par jour en pratiquant le rituel suivant au réveil, avant le petit déjeuner, avant le déjeuner, avant le dîner et au coucher : fermez les yeux et répétez-vous mentalement chacune de ces phrases au moins trois fois :
À chaque instant sur tous les plans,
j’améliore mes facultés mentales et physiques.
Mon biostat est réglé sur ___ ans.
C’est l’âge que je parais
et c’est celui que je ressens.
Après avoir accompli ce rituel pendant quelques jours, vous commencerez vraiment à penser et agir selon votre biostat. Toutes vos habitudes seront influencées et, ce qui est encore plus important, les sensations associées à votre âge biologique se mettront à changer. Vous vous fierez de plus en plus à votre biostat et à sa puissance formatrice, et cette nouvelle conviction modèlera votre nouvelle biologie.
Croyez-moi,
ÇA MARCHE !

Essayez-le et vous m’en donnerez des nouvelles.
KEEP ON ROCKING IN THE FREE WORLD
14 octobre 2008
Si les pages du matin sont des devoirs,
les rendez-vous avec l’artiste sont
des récréations.
Dans son livre Libérez votre créativité, Julia Cameron nous demande de penser à la combinaison des outils pages du matin et rendez-vous avec l’artiste comme si ceux-ci étaient des émetteurs et des récepteurs radio.
C’est un processus en deux étapes et à deux directions : vers l’extérieur et ensuite vers l’intérieur.
Quand nous faisons nos pages du matin, nous émettons : en exprimant, à nous- mêmes et à l’univers, nos insatisfactions, nos rêves, nos espoirs.
Quand nous prenons nos rendez-vous avec l’artiste, nous recevons : en nous ouvrant à la vision intérieure, à l’inspiration, aux conseils.
Voici un extrait du livre :
Le rendez-vous avec l’artiste est une plage de temps, par exemple deux heures hebdomadaires, spécialement réservée pour nourrir votre conscience créative et l’artiste que vous avez en vous. Le rendez-vous avec l’artiste est essentiellement une excursion, un moment de récréation que vous planifiez à l’avance et que vous défendez contre tous les intrus.
Lors de ce rendez-vous, vous n’emmenez personne d’autre que vous et l’artiste que vous avez en vous, connu aussi sous le nom de l’enfant créatif. Cela signifie nul amant, nul ami, nulle épouse, nul enfant… nulle entrave d’aucune sorte.
Si cela vous semble stupide ou si vous pensez que vous ne pourrez jamais vous permettre d’avoir le temps, considérez cette réaction comme de la résistance. Vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas trouver le temps pour ces rendez-vous avec l’artiste.
L’artiste en vous a besoin de sortir, d’être choyé, d’être écouté. Il y a autant de façons d’échapper à cet engagement qu’il y a de jours dans votre vie. « Je suis trop fauché » est l’une des excuses les plus courantes, bien que personne ne vous ait dit que ce rendez-vous allait être très onéreux.
Votre artiste est un enfant. Le temps passé avec un parent a plus de poids que l’argent dépensé par celui-ci pour l’enfant en question. Une visite à une superbe brocante, un voyage en solitaire à la plage, un vieux film regardé seul et ensemble, une visite à un aquarium, à une galerie d’art… cela prend du temps mais n’est pas onéreux. Souvenez-vous, c’est l’engagement de s’accorder du temps qui est sacré.
Engagez-vous à avoir un rendez-vous hebdomadaire avec l’artiste qui est en vous. Apprenez à écouter ce que l’enfant artiste a à dire sur les expéditions que vous faites ensemble. Par exemple : « Oh ! je déteste ce truc sérieux… » si vous persistez à l’emmener uniquement dans des endroits d’adultes qui sont édifiants et bons pour lui sur le plan culturel.
Écoutez ça ! Il vous dit que votre art a besoin d’apports plus ludiques. Vous divertir peut vous conduire à prendre votre travail davantage comme un jeu. Nous oublions que jouer avec son imagination est au centre de tout bon travail.
La création de quelque chose de nouveau
n’est pas accomplie par l’intellect,
mais par l’instinct du jeu qui surgit
de nos nécessités intérieures.
L’esprit créatif joue avec les objets qu’il aime.
C.G. Jung
Il y a quelque chose de *magique* qui se produit lorsqu’on met régulièrement en pratique les pages du matin et les rendez-vous avec l’artiste. À mesure qu’ils deviennent partie intégrante de notre vie, on constate la présence de plus en plus fréquente de ce qu’on appelle la chance ou les heureuses coïncidences. En d’autres mots, ils se mettent à créer pour nous un flot de synchronicité.
Tout d’un coup, voilà qu’on est à la bonne place, au bon moment.
On trouve non seulement le support désiré, mais aussi un tas de
nouvelles opportunités.
Magique, je vous dis.
Alors donc… je prends rendez-vous avec mon artiste.
Même si je suis habituée à explorer seule les magasins à un dollar, les marchés aux puces et les fournisseurs de matériel d’artiste, ces sorties commencent à m’ennuyer.
J’ai besoin de changement.
Je veux me payer la traite.
Par un heureux hasard (synchronicité ?), le Musée des beaux-arts de Montréal est présentement l’hôte de WARHOL LIVE – La musique et la danse dans l’oeuvre d’Andy Warhol.
J’y vais cette semaine.
It’s a date !
P.S. : Est-ce que la synchronicité opère sa magie dans votre vie ?