Archives pour la catégorie rituels

6 décembre 2011

Un signe de l’au-delà et des bonnes nouvelles de l’au-d’ici

Classé dans famille, rituels

L’au-delà…

Il y a vingt ans, hier, mourait ma mère.

Pour souligner l’anniversaire de son départ, j’ai l’habitude, dès mon réveil, d’allumer un lampion que je place à côté de l’urne contenant ses cendres. Sauf que depuis mon récent déménagement, l’urne est restée chez mon fils, ce qui m’a empêchée d’accomplir ce rituel.

Après le lunch, j’étais assise dans mon sofa à contempler mon minuscule mais ô combien charmant appartement lorsque j’ai réalisé où je pouvais installer la lampe que j’adore tant mais pour laquelle je n’avais toujours pas trouvé de place au sein de ma cabane dans les montagnes.

Bien sûr ! Je la placerais sur ma bibliothèque Billy, achetée chez IKEA — il lui manquait définitivement une touche de lumière.

BIBLIOTHEQUE IKEA BILLY BOOKCASE

Je me suis donc précipitée au fond du placard pour récupérer la lampe en question, pour ensuite m’affairée à lui organiser une niche sur la troisième tablette de ma darling Billy.

Une fois la mission accomplie, je me suis écrasée à nouveau dans mon sofa afin d’admirer la douce lueur verte qui transformait ce coin autrefois si désolant en un coin tellement plus accueillant. Et c’est à ce moment-là que j’ai remarqué, sur la tablette juste au-dessus de la lampe, la photo de ma mère prise en 1987 lorsqu’elle s’était rendue en Belgique visiter mon frère Robert (alias Bobby Baby).

Mom Yvonne Thériault in Belgium 1987 Ma mère Yvonne Thériault en Belgique 1987

Un frisson m’a traversé le corps et aussitôt, j’ai dit tout haut :
Aaaaaaaaah… Maman… Maman… Maman.

Eh bien, dès que j’ai eu fini de prononcer le dernier Maman,
la lampe s’est éteinte.

L’ampoule a choisi cet instant précis pour brûler.

Je savais que c’était un signe.
Maman me disait Allô !

Ce qui fait qu’encore une fois j’ai quitté mon sofa, j’ai enlevé la photo de la tablette pour la mettre sur ma table de travail, et j’ai allumé deux lampions que j’ai placés de chaque côté du cadre.

Ils ont brûlé toute la journée pour ma maman, Yvonne Thériault, native de Paquetville, Nouveau-Brunswick, décédée le 5 décembre 1991.

Ce jour-là, elle avait marché jusqu’au village pour faire ses emplettes. Une marche d’un mille et demi, au grand froid. Ma mère n’avait pas de voiture. Elle n’avait jamais eu de permis de conduire. Ma mère était une grande marcheuse.

Sur le chemin du retour, elle s’était arrêtée chez une amie pour boire un café chaud et jaser de tout et de rien. Ensuite, comme il commençait à faire noir, elle était rentrée à la maison, avait soupé, et s’était retirée au salon pour regarder la télévision.

Le soir, la télévision était le seul divertissement dont disposait ma mère pour passer le temps. Elle se berçait tout en la regardant, toute seule dans sa maison plantée au bord d’une route de gravelle, au milieu d’un rang, à Sainte-Sophie-de-Lévrard.

Comme elle détestait regarder la télévision.

Elle disait souvent, C’est plate à mort !

Et voici que la Mort frappa Yvonne dans sa chaise berçante…
alors qu’elle regardait la télévision.

*  *  *

L’au-d’ici…

Après avoir publié La réalité ne me détruira pas, j’ai décidé de me brancher au 21ième siècle : j’ai maintenant l’internet ainsi que le câble de base. À part les stations de télévision, j’ai le grand bonheur d’avoir une quarantaine de stations musicales. En tapant ce texte, j’écoute Flashback Seventies sur Galaxy… après avoir fait une overdose de Smooth Jazz Christmas.

Mais la bonne nouvelle, c’est que je peux dorénavant publier mes billets et communiquer avec vous directement de mon humble demeure.

Câline de binne que la vie est belle.
La vôtre aussi, j’espère.

J’VOUS AIME !

P.S.: Merci pour vos bons mots et vos encouragements sur Facebook. Et merci d’avoir pris le temps de laisser un commentaire — j’aimerais bien qu’il y ait plus d’action et d’interaction ici même sur mon blogue. Avec internet chez moi, je vais pouvoir répondre à vos messages vite-vite-vite.

P.P.S.: À propos des ABONNEMENTS — Je n’ai pas reçu d’avertissement par courriel lors de la publication de mon billet précédent. Je me suis donc ré-inscrite (voir les icônes dans le coin droit supérieur de ce site). Si, comme moi, vous n’avez pas reçu de courriel, allez vous ré-inscrire. Et si vous n’êtes pas encore abonné(e)s, je vous invite à le faire car à l’avenir, j’ai l’intention de publier beaucoup plus régulièrement et vous ne voulez surtout pas manquer mes nouvelles aventures montagnardes. Awoye… abonne-toi ! :-)

26 novembre 2011

La réalité ne me détruira pas

Classé dans livres, rituels

Toujours est-il que ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit et voici que Ray Bradbury me disait, dans son « Zen in the Art of Writing », You must stay drunk on writing so reality cannot destroy you.

Alors c’est ce matin que moi pis ma Waterman, on a choisi de reprendre notre rituel des Pages du matin.

Il était temps…

ORANGES AUX CLOUS DE GIROFLE ET RAY BRADBURY ET PAGES DU MATIN

QUESTION : Qu’est-ce qu’une fille fait, un vendredi soir, lorsqu’elle n’a ni télé ni internet, et que la radio se limite à la première chaîne de Radio-Canada, à CBC Radio One, et à CIME FM (l’antithèse de CHOM) ?

RÉPONSE : Elle plante des clous de girofle dans des oranges en écoutant sa collection de vieux cd.

Après cet exercice d’artisannat, elle s’écrase dans son sofa, avec du popcorn et du jus de raisin, pour regarder Christmas in Connecticut, un DVD à 4 piastres  et 99 cents qu’elle a découvert au fond d’un présentoir, à l’entrée du Canadian Tire, alors qu’elle était à la recherche d’une brosse à récurer la cuvette de sa toilette, un film, disais-je, en noir et blanc, circa 1945, mettant en vedette Barbara Stanwyck et le beau Dennis Morgan.

Voilà.

C’est ce que j’ai fait hier soir.

Parce que depuis le 2 novembre, j’habite à Mont-Tremblant / St-Jovite, et que je ne suis branchée ni à Cogeco ni à Sirius ni à quoi que ce soit de hautement technologique. Je ne sais d’ailleurs pas si je vais finir par me brancher au 21ième siècle, un moment donné, mais ce que je sais, c’est que je n’ai pas peur de 2012. Pas peur pantoute d’la fin du monde. Ma fin du monde, je l’ai vécue cette année. Et j’ai même pas le goût d’en parler.

Pour l’instant, je prends ça cool. Je prends ça relax.
Je prends ça comme ça vient.

Voyez-vous, j’ai décidé — enfin — que dorénavant, tout irait bien.

La vie est belle.
Oh yeah !

P.S. : Merci à Van Houtte pour la connexion internet.

P.P.S. : Ça sent le clou de girofle en maudit, aujourd’hui, dans mon p’tit un-et-demi. Une chance que je n’ai pas décoré le sac d’oranges au complet. Ouf…

P.P.P.S. : Merci de lire mes histoires après tous ces mois d’absence. Si ça vous tente, laissez un commentaire pour me donner de vos nouvelles.
J’VOUS AIME :-)

 

27 février 2011

FLASHBACK 2010 – deuxième partie

Voici une autre tranche de mes Meilleurs Moments de 2010, mais sans la série de liens et les ennuyeux détails qui ont allourdi la première partie. Ouf!

MOM WITH KIDS IN PARK MAMAN AVEC ENFANTS AU PARC

AVRIL

Notre coop d’habitation subit un nettoyage de ses conduits de ventilation, et mon fils Vincent a 31 ans (récit de sa naissance / poème de la sage-femme).

MAI

Pendant que mon fils Sébastien et sa douce sont en Jamaïque, je passe 10 jours chez eux avec Justin, le plus jeune de leur fils, et Molly, leur Golden Retriever.

HAVE A NICE DAY aquarelle by Philip Henry

Le cadeau qu’ils m’ont rapporté — « HAVE A NICE DAY »

PHILIP HENRY artiste Jamaïque

L’artiste qui l’a créé — Philip Henry.

Ma belle-fille m’a dit que ce dessin lui a fait penser à ceux que je dessine. Coooooooool.

De retour chez moi, je donne à mon balcon son makeover printannier.

JUIN

Ma mammographie ne montre rien d’alarmant…
mon petit-fils Justin a 4 ans…

APPLE STORE MONTREAL

et j’achète mon MacBook Pro…
ho ho ho!

JUILLET

Le plus vieux de mes petits-fils a 8 ans ; je reçois un nouveau MacBook Pro parce que l’autre était un citron (O le drame et les multiples visites au Apple Store!) ; et mon frère m’envoie des cartes postales de Rouen, en France, où naquit notre ancêtre, René de LaVoye (elles seront bientôt ajoutées à ma collection CARTES POSTALES DE BOBBY BABY).

Jusque là — à part l’épisode du Mac — l’année fut plutôt calme.
À suivre!

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2 février 2011

Ma Rune pour 2011

Classé dans rituels

J’ai eu la chair de poule lorsque j’ai pigé cette Rune, la veille du Jour de l’an, car elle est totalement appropriée à ce que je fais cette année : j’écris mes mémoires.

THURISAZ my rune for 2011 / ma rune pour 2011

Thurisaz

Le seuil
Non-agir
Le dieu Thor

Cette Rune, ayant le seuil pour symbole, indique que vous avez un travail à accomplir à la fois à l’extérieur et à l’intérieur de vous. Le seuil est la frontière entre les choses de ce monde et les choses célestes. Votre arrivée sur ce seuil est la reconnaissance de votre désir de rencontrer la réalité intelligible, le divin qui illuminera votre expérience de façon que sa signification devienne claire à travers sa forme.

Thurisaz est une Rune du non-agir. Ce qui signifie que le seuil ne saurait être approché ni traversé sans une contemplation respectueuse. Vous y êtes en effet confronté à un reflet véridique de ce qui demeure caché en vous-même, de ce qui doit être mis au jour et examiné avant que toute action puisse être couronnée de succès. Cette Rune renforce votre capacité d’attendre. Ce n’est pas le temps des décisions. Dans cette avant-dernière Rune du cycle de l’initiation, de grandes forces de transformation sont à l’oeuvre.

Visualisez-vous au sommet d’une colline, devant un seuil. Derrière vous, de haut en bas, s’étend votre existence entière. Avant de franchir ce seuil, arrêtez-vous un instant pour passer en revue votre passé : les apprentissages, les joies, les victoires, les peines… tout ce qu’il vous a fallu connaître pour arriver jusqu’ici. Observez cet ensemble, bénissez-le globalement, laissez-le partir. Car c’est en abandonnant votre passé que vous pourrez reconquérir votre pouvoir.

Maintenant, franchissez le seuil.

Merci à Francine Boisvert, hypnologue, pour la
traduction de la Rune en question tirée du livre
de Ralph Blum, Les Runes divinatoires.

Vous pouvez consulter son site et piger votre propre Rune. Si vous êtes sur Facebook, je vous invite à devenir une fan.

Voyez mon blogue anglo pour la version originale de cette Rune.

SERPENT

25 avril 2010

Souper avec Louis-Ferdinand Céline

Classé dans exTRAIT du jour, rituels

Depuis que je vis seule — ça doit faire quasiment douze ans –,
j’ai pris l’habitude de lire en mangeant.

couverture magazine littéraire Louis-Ferdinand Céline

Ce soir, le magazine littéraire HORS-SÉRIE No 4 – 4e TRIMESTRE 2002 — un numéro entièrement consacré à Louis-Ferdinand Céline – a eu l’honneur d’accompagner ma soupe aux légumes.

Pour ceux et celles qui se demandent pourquoi je lis une revue qui date de 2002, c’est parce que ma bonne amie Céline (coïncidence!) me refile régulièrement des piles et des piles de magazines et il arrive que certains d’entre eux aient été entreposés pendant plusieurs années.

SOUPE AUX LÉGUMES AVEC LOUIS FERDINAND CÉLINE

Voici donc un extrait, Céline vivant – Chronologie, signé André Derval :

1894 — 1899. Louis Destouches naît le 27 mai 1894 à Courbevoie, en région parisienne, dans l’appartement attenant au magasin de modes et lingerie tenu par sa mère, Marguerite. Son père, Fernand Destouches, est employé comme correspondancier dans une compagnie d’assurances, Le Phénix (devenue «Coccinelle-Incendie» dans Mort à crédit). Il est baptisé le 28 mai ; sa marraine est sa grand-mère maternelle, Céline Guillou, et son parrain, son oncle maternel, Louis Guillou.

Il est immédiatement placé en nourrice dans l’Yonne, à Voisines. Un an plus tard, il est rapproché du domicile de ses parents et envoyé en nourrice à Puteaux, rue des Valettes : il y reste deux ans.

En 1897, après de mauvaises affaires, les Destouches liquident le magasin de Courbevoie et s’installent rue de Babylone à Paris — Louis les rejoint ; sa mère est retournée travailler comme vendeuse dans la boutique de Céline Guillou, puis chez un chapelier. En novembre 1898, ils déménagent rue Ganneron dans le 18e arrondissement, puis en juillet 1899 au 67, passage de Choiseul («passage des Bérésinas» dans Mort à crédit), où Marguerite Destouches reprend une boutique d’«objets de curiosité».

Allô l’amour maternel…

Ça m’a touchée, même attristée, d’apprendre que Céline a été «placé» dès sa naissance et qu’il a vécu les trois premières années de sa vie séparé de ses parents. En tout cas, sa mère était émancipée pour l’époque. Et la famille avait la bougeotte!

bordure rouge jaune verte

15 février 2010

Coche #2 – PETITS PAS / semaine du 15 au 21 février

PETIT PAS
POUR CETTE SEMAINE

PAGES DU MATIN MARCHE ETIREMENTS

Depuis que j’ai commencé à prendre mes Marches du Matin, j’ai cessé d’écrire mes Pages du Matin. Chaque fois que je cesse d’écrire mes Pages du Matin, je perds contact avec mon Âme. Et ce n’est surtout pas le temps de perdre contact avec mon Âme — je suis sur une quête de changement!

Le rituel des Pages du Matin — comme celui des Marches du Matin — est une forme de méditation. Voici ce que Julia Cameron en dit dans Libérez votre créativité :

Nous méditons pour découvrir notre propre identité, notre propre place dans l’arrangement de l’univers. Grâce à la méditation, nous prenons conscience de notre connexion à une puissance intérieure qui peut transformer notre monde réel. En d’autres termes, la méditation nous procure non seulement la lumière de la vision intérieure, mais aussi la force pour un changement important.

La vision intérieure en tant que telle est un confort intellectuel. La puissance en tant que telle est une force aveugle qui peut détruire aussi bien que bâtir. Ce n’est que lorsque nous apprenons consciemment à lier la puissance et la lumière que nous commençons à ressentir notre identité légitime en tant qu’être créateur. Les pages du matin nous aident à forger ce lien. Elles nous fournissent un équipement radio permettant d’entrer en contact avec le Créateur intérieur. C’est pourquoi elles sont une pratique spirituelle.

Il est impossible d’écrire les pages du matin sur une longue période sans entrer en contact avec une puissance intérieure inattendue. Bien que je les aie utilisées pendant de nombreuses années avant de le réaliser, les pages nous conduisent à avoir un clair et fort sentiment de soi. Elles sont une piste qui, si nous la suivons, nous emmènera vers notre propre intérieur, là où nous rencontrons, à la fois, notre propre créativité et notre Créateur.

Les pages du matin forment la carte de notre propre intérieur. Sans elles, nos rêves peuvent rester terra incognita. En utilisant les pages du matin, la vision intérieure se double de la force nécessaire à un changement important. Il est très difficile de se plaindre d’une situation matin après matin, mois après mois, sans être conduit à une action constructive. Les pages nous sortent du désespoir et nous amènent à des solutions que nous n’aurions pas pu imaginer.

RED SUN SOLEIL ROUGE

Alors à partir de maintenant, je vais me lever à 6h00 le matin au lieu de 7h00. Je vais écrire mes Pages du Matin, puis je vais prendre ma Marche du Matin, et ensuite je vais faire mes Étirements du Matin.

Amen!

ROW OF BUILDINGS RANGEE D'EDIFICES

RÉFÉRENCES : Le plan 12 cochesCoche #2 – BUTS pour févrierRAPPORT / semaine du 8 au 14 févrierPages du matin