2 février 2011
J’ai eu la chair de poule lorsque j’ai pigé cette Rune, la veille du Jour de l’an, car elle est totalement appropriée à ce que je fais cette année : j’écris mes mémoires.

Thurisaz
Le seuil
Non-agir
Le dieu Thor
Cette Rune, ayant le seuil pour symbole, indique que vous avez un travail à accomplir à la fois à l’extérieur et à l’intérieur de vous. Le seuil est la frontière entre les choses de ce monde et les choses célestes. Votre arrivée sur ce seuil est la reconnaissance de votre désir de rencontrer la réalité intelligible, le divin qui illuminera votre expérience de façon que sa signification devienne claire à travers sa forme.
Thurisaz est une Rune du non-agir. Ce qui signifie que le seuil ne saurait être approché ni traversé sans une contemplation respectueuse. Vous y êtes en effet confronté à un reflet véridique de ce qui demeure caché en vous-même, de ce qui doit être mis au jour et examiné avant que toute action puisse être couronnée de succès. Cette Rune renforce votre capacité d’attendre. Ce n’est pas le temps des décisions. Dans cette avant-dernière Rune du cycle de l’initiation, de grandes forces de transformation sont à l’oeuvre.
Visualisez-vous au sommet d’une colline, devant un seuil. Derrière vous, de haut en bas, s’étend votre existence entière. Avant de franchir ce seuil, arrêtez-vous un instant pour passer en revue votre passé : les apprentissages, les joies, les victoires, les peines… tout ce qu’il vous a fallu connaître pour arriver jusqu’ici. Observez cet ensemble, bénissez-le globalement, laissez-le partir. Car c’est en abandonnant votre passé que vous pourrez reconquérir votre pouvoir.
Maintenant, franchissez le seuil.
Merci à Francine Boisvert, hypnologue, pour la
traduction de la Rune en question tirée du livre
de Ralph Blum, Les Runes divinatoires.
Vous pouvez consulter son site et piger votre propre Rune. Si vous êtes sur Facebook, je vous invite à devenir une fan.
Voyez mon blogue anglo pour la version originale de cette Rune.

25 avril 2010
Depuis que je vis seule — ça doit faire quasiment douze ans –,
j’ai pris l’habitude de lire en mangeant.

Ce soir, le magazine littéraire HORS-SÉRIE No 4 – 4e TRIMESTRE 2002 — un numéro entièrement consacré à Louis-Ferdinand Céline – a eu l’honneur d’accompagner ma soupe aux légumes.
Pour ceux et celles qui se demandent pourquoi je lis une revue qui date de 2002, c’est parce que ma bonne amie Céline (coïncidence!) me refile régulièrement des piles et des piles de magazines et il arrive que certains d’entre eux aient été entreposés pendant plusieurs années.

Voici donc un extrait, Céline vivant – Chronologie, signé André Derval :
1894 — 1899. Louis Destouches naît le 27 mai 1894 à Courbevoie, en région parisienne, dans l’appartement attenant au magasin de modes et lingerie tenu par sa mère, Marguerite. Son père, Fernand Destouches, est employé comme correspondancier dans une compagnie d’assurances, Le Phénix (devenue «Coccinelle-Incendie» dans Mort à crédit). Il est baptisé le 28 mai ; sa marraine est sa grand-mère maternelle, Céline Guillou, et son parrain, son oncle maternel, Louis Guillou.
Il est immédiatement placé en nourrice dans l’Yonne, à Voisines. Un an plus tard, il est rapproché du domicile de ses parents et envoyé en nourrice à Puteaux, rue des Valettes : il y reste deux ans.
En 1897, après de mauvaises affaires, les Destouches liquident le magasin de Courbevoie et s’installent rue de Babylone à Paris — Louis les rejoint ; sa mère est retournée travailler comme vendeuse dans la boutique de Céline Guillou, puis chez un chapelier. En novembre 1898, ils déménagent rue Ganneron dans le 18e arrondissement, puis en juillet 1899 au 67, passage de Choiseul («passage des Bérésinas» dans Mort à crédit), où Marguerite Destouches reprend une boutique d’«objets de curiosité».
Allô l’amour maternel…
Ça m’a touchée, même attristée, d’apprendre que Céline a été «placé» dès sa naissance et qu’il a vécu les trois premières années de sa vie séparé de ses parents. En tout cas, sa mère était émancipée pour l’époque. Et la famille avait la bougeotte!

15 février 2010
PETIT PAS
POUR CETTE SEMAINE

Depuis que j’ai commencé à prendre mes Marches du Matin, j’ai cessé d’écrire mes Pages du Matin. Chaque fois que je cesse d’écrire mes Pages du Matin, je perds contact avec mon Âme. Et ce n’est surtout pas le temps de perdre contact avec mon Âme — je suis sur une quête de changement!
Le rituel des Pages du Matin — comme celui des Marches du Matin — est une forme de méditation. Voici ce que Julia Cameron en dit dans Libérez votre créativité :
Nous méditons pour découvrir notre propre identité, notre propre place dans l’arrangement de l’univers. Grâce à la méditation, nous prenons conscience de notre connexion à une puissance intérieure qui peut transformer notre monde réel. En d’autres termes, la méditation nous procure non seulement la lumière de la vision intérieure, mais aussi la force pour un changement important.
La vision intérieure en tant que telle est un confort intellectuel. La puissance en tant que telle est une force aveugle qui peut détruire aussi bien que bâtir. Ce n’est que lorsque nous apprenons consciemment à lier la puissance et la lumière que nous commençons à ressentir notre identité légitime en tant qu’être créateur. Les pages du matin nous aident à forger ce lien. Elles nous fournissent un équipement radio permettant d’entrer en contact avec le Créateur intérieur. C’est pourquoi elles sont une pratique spirituelle.
Il est impossible d’écrire les pages du matin sur une longue période sans entrer en contact avec une puissance intérieure inattendue. Bien que je les aie utilisées pendant de nombreuses années avant de le réaliser, les pages nous conduisent à avoir un clair et fort sentiment de soi. Elles sont une piste qui, si nous la suivons, nous emmènera vers notre propre intérieur, là où nous rencontrons, à la fois, notre propre créativité et notre Créateur.
Les pages du matin forment la carte de notre propre intérieur. Sans elles, nos rêves peuvent rester terra incognita. En utilisant les pages du matin, la vision intérieure se double de la force nécessaire à un changement important. Il est très difficile de se plaindre d’une situation matin après matin, mois après mois, sans être conduit à une action constructive. Les pages nous sortent du désespoir et nous amènent à des solutions que nous n’aurions pas pu imaginer.

Alors à partir de maintenant, je vais me lever à 6h00 le matin au lieu de 7h00. Je vais écrire mes Pages du Matin, puis je vais prendre ma Marche du Matin, et ensuite je vais faire mes Étirements du Matin.
Amen!

RÉFÉRENCES : Le plan 12 coches — Coche #2 – BUTS pour février — RAPPORT / semaine du 8 au 14 février — Pages du matin