J’y suis allée avec ma grande amie Céline. En roulant sur la rue Mont-Royal, nous étions toutes les deux aux aguets : il était question que le fameux camion fasse partie des célébrations. Nous l’avons vite repéré de loin, un gros truck chromé de partout qui marquait fièrement l’emplacement de l’événement.
Le bar était plein. Après avoir salué les amis reconnus par-ci par-là dans la foule, Céline et moi avons acheté nos exemplaires pour ensuite prendre place dans la file des fans qui attendaient une dédicace.
Je connais Sandra depuis janvier 2009. Nous nous sommes rencontrées lors d’un YULblog, le premier auquel j’assistais. Depuis, je suis ses aventures sur Facebook et sur son blogue, a little bit envieuse de ses road trips sans fin. Merci pour la belle dédicace, Sandra! Sauf qu’une fois rendue chez moi, j’ai remarqué que tu avais oublié de signer ton nom. Ouin, moi qui pensais faire une p’tite fortune sur eBay…
Cet après-midi, installée à ma table préférée chez Tim Hortons, j’ai entamé la lecture de ces histoires de route qui me font tant rêver. En attendant de partir à mon tour sillonner les highways de l’Amérique, j’ai pu imaginer que je buvais mon café dans un truck stop du Montana.
J’aurai 60 ans le 16 août… à exactement 9 heures et 10 du matin.
Ce changement de décennie m’emballe de plus en plus. Même que j’en ai parlé dans l’épisode 11 de Radio FaceBoo ; ça se passait le 31 juillet, un samedi soir, et je disais être très excitée à l’idée d’avoir 60 ans et d’être enfin à l’aise dans mon rôle de clown-sans-costume. (Désolée, c’est juste en anglais ; pour ceux qui ne le savent pas, j’enregistre les épisodes en alternant entre le français et l’anglais.)
Je me trouvais donc — à la veille de franchir la grande porte du mois d’août — possédée par un besoin viscéral de faire de la place pour le changement. Et c’est pourquoi, ce soir-là, j’ai commencé à démolir ma chambre à coucher.
Voyez-vous, je dors dans le salon depuis le mois de septembre, l’année passée, lovée dans mon gros fauteuil inclinable super confortable. Je n’utilisais donc plus du tout ma chambre, alors aussi bien me débarrasser de mon lit queen (et son matelas dur comme d’la roche) et autres meubles qui accaparaient l’espace et nuisaient à la circulation du bon chi.
J’ai trouvé preneuse pour le lit de même que pour cette coiffeuse/vanité qui appartenait à ma mère. C’est une amie de longue date qui en hérite et je sais que maman-coiffeuse sera heureuse dans sa nouvelle maison.
La malle, elle, occupera une fonction de premier ordre dans mon futur Giggle Théâtre, maintenant que mon bureau/atelier a été debarrassé, à son tour, des meubles qui l’habitaient.
Quant à la table en rotin, sa lampe rococo et son ange gardien, ils feront sans doute partie du décor de ma cuisine — c’est à suivre.
Voilà ce qui s’est passé le 31 juillet.
Je vous reviens sous peu avec des nouvelles
de mon début d’août — wou hou hou!
Suis arrivée chez Tim Hortons à 8h40 hier matin. Par chance, ma table préférée était libre : collée sur la vitrine, elle offre une vue magnifique sur le trafic dans le stationnement et sur les gens qui fument autour de la poubelle.
Le, la ou les occupants précédents avaient tiré la toile afin de ne pas frire au soleil. Je ne sais pas pourquoi, peut-être est-ce à cause de cette toile tirée qui donnait à la vitrine un look plus intime, toujours est-il que tout à coup, j’ai eu l’impression d’être dans un train.
Au début, nous avons roulé vers Vancouver — ça a toujours été un de mes rêves d’y aller. Au bout de dix minutes, j’ai changé d’itinéraire : nous traverserions plutôt les provinces maritimes jusqu’à Cabot Trail, en Nouvelle Écosse — tout l’monde embarque!
Cher/Chère …..(ton nom)….. ,
Je fais un TRÈS BEAU voyage!!!
Dommage que tu ne sois pas avec moi…
De retour à mon poste où je compte bien passer les prochains mois à poursuivre l’écriture de mes mémoires. Mais comme ça devient vite ennuyant de voyager dans le temps, toute seule, à longueur de journée, je vais aussi m’amuser à produire le ROAD TRIP SHOW qui, je l’espère, deviendra le meilleur show sur le web… rien de moins. THINK BIG.
En attendant, voici un court message audio dans lequel
je vous explique la raison de mon absence prolongée.
À la prochaine!
Il est passé mais je n’ai pas eu ce que j’avais demandé. Loin de là.
Au lieu d’un MacBook Pro et d’un ZOOM H4, j’ai eu un clou.
Pas n’importe où, le clou. Au beau milieu de ma joue droite, juste en dessous de mon gros grain de beauté brun.
Arrrrgh !
Au moment où je tape ce billet, mon festif furoncle dort sous une épaisse couche de gel à l’aloès. Et pendant que macère le vilain pustule, une pensée me fait frissonner : si je ne me donne pas un super gros coup de pied au cul pour me sortir du trou et faire quec’chose de ma vie, je vais continuer à POURRIR.
Ce qui nous amène au prochain sujet…
Ce site web a eu un an le 18 décembre
Je suis retournée lire mon tout premier billet. Je me souviens à quel point j’étais épuisée, vidée, ce jour-là. Vidée par les mois de travail, les embûches, les déceptions ; les heures intermina- bles sur Skype avec Tina Stephen, ma tech guru, à gosser jour et nuit pour arriver à cette fameuse journée où j’allais pouvoir réaliser un de mes rêves les plus chers.
J’étais donc là, inaugurant mon site taillé sur mesure, au début de ce qui devait être un maudit bon road trip à travers le passé.
Lorsque j’ai cliqué pour publier mon premier billet, j’étais excitée — oh oui, très-très. Mais en même temps, je réalisais la grandeur de mes attentes face à ce site et tout le travail que cela me demanderait afin de garder mon rêve en vie. (DOUBLE travail si l’on considère que j’avais eu la brillante idée de tenir une version anglaise de ce blogue, doublant ainsi du coup le facteur stress.)
Oui, j’étais stressée. Le stress n’a cessé d’augmenter et les choses sont devenues de plus en plus ennuyantes-emmerdantes au fur et à mesure que filaient les semaines, les mois. Mais où étaient donc passés l’excitation, l’aventure, la musique, le rire ? Pourquoi ma van magique n’avançait-elle pas plus vite ? Pourquoi fallait-il toujours que je finisse par gâcher mon fun ?
À plusieur reprises, j’ai voulu tout lâcher. Ou bien j’ai songé à laisser tomber un des blogues. Comme de raison, le sort se serait abattu sur le blogue en français parce que c’est lui qui a le moins de trafic. Cette seule pensée me faisait filer mal : comment pouvais-je abandonner mon héritage, ma culture ?
Maudite culpabilité.
Tout ça pour vous dire que je suis bien contente d’avoir pioché et persévéré — en français comme en anglais.
Je suis maintenant prête à mettre la barre un peu plus haut et à donner à ce site l’image de qui je suis vraiment et celle de la personne que j’ai l’intention de devenir. J’ai déjà commencé à me débarrasser de mon démon de la perfection et j’entreprendrai sous peu un travail sur la créativité — plus de détails dans un prochain billet.
J’espère que vous aussi, vous pratiquez un rituel de fin d’année. Personnellement, je trouve ça important de regarder d’où je viens ; de savoir où je veux m’en aller ; et de remplir ma tête, mon coeur et mon âme de tout ce dont j’aurai besoin pour le voyage à venir.
Restez syntonisés alors que se poursuivra
le décompte vers 2009…
**L’Année de l’Oza**
Reposée, enlignée, énergisée…et encore plus déterminée
que jamais à poursuivre mon Road Trip Cybernétique vers
une vie plus PASSIONNANTE…une vie remplie de MAGIE.
Mais avant de retourner à ma Mappe aux Trésors…avant
de faire apparaître l’Homme de mes rêves, je dois vous dire
ce qui se cache derrière cette porte…