Ma marche du matin sur le bord du fleuve
est devenue une habitude.
Je suis accrochée.
Et enchantée!
Voici ce dont avait l’air le sentier, hier, aux alentours de 8 heures — j’étais franchement émerveillée par toutes ces teintes de bleu.
Maintenant que j’ai pris l’habitude de longer le fleuve à tous les matins, je suis témoin des changements qui s’y opèrent. Comme par exemple cette énorme craque : elle n’était pas là la veille. Vous serez heureux d’apprendre que même si je ne suis pas du tout confortable avec l’idée de m’aventurer sur la glace, j’ai eu suffisamment de couilles pour capturer cette photo… juste pour vous.
Un autre aspect le fun de ma nouvelle habitude est qu’à chaque matin je choisis un endroit différent pour m’arrêter, m’asseoir, et ÊTRE. Hier, c’était ça mon p’tit coin *magique* — pas mal serein, ein?
Comme de raison, j’étais déjà une grande marcheuse bien avant de m’engager dans cette routine quotidienne (une résolution du Nouvel An). Étant donné que je ne possède pas d’auto, je marche tout le temps, je marche tout partout. Je me fais aussi une gloire de marcher très vite (beep! beep!) et sur de longues distances — pompée à l’os, dégoulinante de sueur, c »est ce qui me garde en forme.
La particularité dans ce cas-ci, c’est que mes marches du matin sont devenues de belles sorties avec moi-même. YESSS! Je commence à comprendre ce que Julia Cameron appelle un rendez-vous avec l’artiste. Je sais, mes sorties ne sont pas exactement des «rendez-vous avec l’artiste» du fait que je ne vais pas à différents endroits pratiquer différentes activités. Mais le résultat est le même : je suis en train de me sortir des boules à mites, de redécouvrir qui je suis vraiment, et de me demander ce que je veux vivre pour le restant de ma vie. J’apprends à me laisser aller, à m’amuser ; je deviens plus créative, plus heureuse.
Dans le fond, chaque marche du matin est un mini road trip où je me sens libre et EN VIE. J’aimerais ça ne pas avoir à m’arrêter et continuer à marcher. Je gage que je pourrais faire le tour du monde à pied.
Le seul hic : s’il m’arrive de ne pas pouvoir prendre ma marche — comme ce fut le cas aujourd’hui, à cause de la pluie — l’énergie du fleuve me manque. Sans elle, la journée n’est pas pareille pantoute.