Crash aviaire

J’étais donc assise confortablement dans mon fauteuil en rotin, en train de feuilleter des magazines et découper des images pour ma Mappe aux Trésors (du nouveau bientôt, promis-juré), lorsqu’un pigeon est arrivé à pleine vitesse, a accroché ma jardinière suspendue (celle recouverte de tissus rouge), et s’est écrasé sur le plancher, roulant sur lui-même à deux ou trois reprises avant de s’immobiliser, l’air hébété.
Le pauvre a fini par se relever, a dodeliné jusqu’à l’autre bout du balcon, et s’est mis à me dévisager.
Inquiète pour son état, je suis allée vers lui tranquillement pas vite. L’oiseau n’a pas bougé. Lorsque j’ai été assez près, j’ai remarqué qu’il lui manquait un ergot à la patte gauche. Il était évident que ce n’était pas une blessure récente. Ayoye…ce pigeon n’avait pas dû avoir la vie facile. N’était pas particulièrement beau, non plus, ni svelte ni reluisant. Plutôt terne, obèse, il aurait eu besoin d’une bonne douche.

Suis retournée à ma place à l’autre extrémité du balcon. Sauf que je ne pouvais pas m’empêcher d’observer mon visiteur. Incapable de me concentrer sur mon découpage. Le temps passait, il était toujours là, alors j’ai pensé que la politesse serait de lui offrir un snack. Suis rentrée à la cuisine et revenue avec une grosse poignée de graines de sésame rôties. Le pigeon a soudainement retrouvé ses esprits. Il s’est mis à picorer allègrement, s’arrêtant de temps en temps pour m’adresser un regard rempli de gratitude étonnée.

Environ vingt minutes plus tard, j’ai offert un bol d’eau à mon invité.
Pas longtemps après, je lui ai présenté un gros paquet de miettes de pain Kamut biologique.
Éventuellement, il a cessé de manger, s’est soulagé à deux endroits différents, et s’est envolé.
FIN




c'est moi inliackoch dit:
last for the road
ou de l’importance des annecdotes
ai des peruches, des mandarins en volière
une des peruches, une jaune était régulièrement agressive au point de s’attaquer aux autres violement
alors hier buiten
l’ai attrapée et lachée dans les aires qu’elle aille se faire voire ailleurs
et tu sais quoi
elle a fait le tour du quartie, en a pris la dimmension et revient toute la journée sur mon balcon pres des madarin
s’accomodant de sa liberté
pour mieux me squater
alors je la nouris
et m’interroge sur le sens de cette annecdote pour finalement en arriver à la conclusion que la liberté consiste pour nous à choisir nos prisons
oz je te laisse maintenant
je vais écouter un récital d’orgues et de cornemuse
puis rentrerai cuisiner et écouter pourquoi pas kind of blue
allez oz be always the best
your belgium friendly poète tyrolien à temps partiels (calice vertigo sur le net) kisss
fcis
27 juillet 2008 à 9:54
MuddLavoie dit:
Last but not least…une autre belle histoire de mon cher nouvel ami belge Francis.
Je ne vois toutefois pas la morale de cette histoire de la même manière que toi. Ma conclusion à moi, c’est que même libre, ta perruche a besoin d’amour. Alors elle revient vers toi, aussi simple (et beau) que cela.
P.S. : Pourquoi le lien de ton nom m’amène toujours à une page *Server not found* ?
3 août 2008 à 22:55