18 août 2008

Purge-Papier / Lancement officiel

Posté dans grande purge

Je ne suis pas la seule qui attend, depuis 19 ans,
ce fameux événement qu’est la Purge-Papier.

Les gens du Conseil des arts du Canada ont
eux aussi été très patients.

En 1989, ils m’ont octroyé une bourse de 13,532 $ dans le cadre d’un programme dont je ne me souviens même plus du nom, programme qui permettait aux artistes de toutes disciplines de créer une oeuvre et de faire en sorte qu’elle soit diffusée. Dans mon cas, je devais écrire un livre — largement inspiré de ma propre vie — et m’arranger pour le faire publier.

Eh bien, inutile de vous dire à quel point j’ai frappé un étourdissant high débile lorsque j’ai reçu le coup de téléphone m’annonçant que je faisais partie des quelques privilégiés à travers le Canada à obtenir ce qu’ils avaient demandé. Ce qui, pour moi, s’élevait à une année de salaire (13,200 $) ; plus les frais de papeterie et cassettes d’encre pour mon imprimante ImageWriter (352 $) ; et sans oublier — encore plus important — que le jury du Conseil des arts me donnait leur vote de confiance, considérant que j’avais le talent et la détermination voulus pour réaliser le rêve de ma vie.

Une fois l’excitation passée,
j’ai paniqué.

J’ai totalement saboté mon rêve. Et c’est à peu près à ce moment-là que mon monde a commencé à prendre le fossé. Après une série d’événements tristes et parfois assez tragiques, le fossé s’est ouvert sous mes pieds et je suis tombée encore plus bas, de plus en plus bas, avant de frapper le fond aux alentours de 2003.

Tout en étant plongée dans cet enfer, j’essayais — année après année — d’écrire ce damné livre. Une fois que j’aurai épluché tout ce qui se trouve dans la pile que vous voyez là-haut, je gage que je vais me retrouver avec deux douzaines de manuscrits quasiment identiques les uns aux autres, retraçant chacun ma naissance et les cinq ou six premières années de ma vie. À une ou deux reprises, je me suis rendue à mon adolescence, et une seule fois, je me suis aventurée à relater ma rencontre avec celui qui devait devenir mon mari. Sauf qu’après avoir raconté notre mariage et la noce qui a suivi, je suis devenue triste et franchement dépressive. Vous le deviendrez sans doute, vous aussi, quand vous lirez tout ça. Malgré qu’on aura peut-être de quoi se tordre de rires si j’arrive à injecter l’histoire d’une bonne dose d’humour. Une maudite GROSSE dose.

Me voici donc très reconnaissante, en ce moment, de voir à quel point j’ai la volonté de mener ce projet à terme ; de sentir que je possède la stabilité emotionnelle et mentale me permettant de plonger dans cet amas de papiers et d’y faire mon chemin jusqu’au bout. Non seulement suis-je décidée, mais je suis aussi curieuse et emballée par le trip qui m’attend.

Ouais…je sais…on s’en reparle le mois prochain ou même la semaine prochaine, ha ha ha. Bof, je n’ai qu’à m’assurer d’avoir suffisamment de sommeil, de sortir et de marcher à tous les jours, de rencontrer des amis sur une base régulière, et de respirer profondément, méditer, et rester dans l’instant présent. Rester dans l’instant présent, c’est l’ingrédient secret qui fera de ma purge une expérience enrichissante, remplie de joie. Autrement dit, c’est ma garantie pour avoir du fun !

Alors c’est parti.
Souhaitez-moi
bonne chance :-)

P.S. : J’avais l’impression que la pile serait plus grosse.
Pourquoi est-ce que je m’attendais à un MONSTRE,
toutes ces années ?

2 commentaires

  1. Lydie dit:

    Bonjour !

    Je vous trouve à nouveau sur mon chemim internet. J’ai grand plaisir à vous lire. Vous m’émouvez.

    Vos dessins si expressifs, votre transparence de vous-même, votre talent de narrateur, votre intérêt pour des sujets de vie qui m’attirent aussi, votre philosophie …
    ce que je lis de vous me plait. Vous me plaisez

    20 novembre 2009 à 5:34

  2. MuddLavoie dit:

    Lydie… ma chère Lydie!!

    Merci, merci, merci pour vos bons mots — j’en suis renversée.

    Surtout que je n’ai toujours pas écrit le fameux billet pour répondre à votre question d’il y a plusieurs lunes — comme je suis négligeante! Je vois que je dois ENCORE travailler à me libérer de la procrastination. Vous me pardonnez, j’espère?

    Grosses caresses et plein d’amour,
    Mudd alias Oza le bonheur :-)
    xoxo

    20 novembre 2009 à 15:20

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